Le panel a été animé par Mahamadou Ouédraogo du CONAGREP, Francesco Panie du CRIC, Dr Mariam Kiebré de l’Université Joseph Ki-Zerbo et Djeni Lekoun de Diobass. Il a été structuré en trois axes dont la collaboration entre banques de semences communautaires et banque nationale des Ressources phytogénétiques, les menaces liées à l’information sur les séquences numériques et les nouveaux OGM.
Place/ rôle des chercheurs et des paysans
Dr Mariam Kiebré dans sa communication sur le rôle de la recherche sur la gestion des banques de gènes communautaires a fait ressortir qu’il s’agit d’une collaboration gagnant-gagnant entre chercheurs et paysans.
Les paysans sont les détenteurs de la matière première que les chercheurs utilisent pour sélectionner les variétés. « Nous avons fait un travail terrain. Nous avons collecté des semences paysannes dans 11 villages et évalué trois spéculations : le vandzou, l’amarante et l’oseille de Guinée en impliquant la population locale qui a suivi notre manière de faire » , a-t-elle expliqué.
Ces évaluations ont permis d’identifier des variétés rares en voie de disparition et ce travail selon Dr Kiébré va permettre de réintroduire ces variétés dans certaines localités. « Il n’y a pas d’opposition entre variété locale et améliorée. Mais, l’avantage est que les semences paysannes ont une base génétique large. Ces variétés s’adaptent. Les détenteurs de la souveraineté alimentaire sont nos paysans qui conservent nos variétés locales », a relevé Dr Mariam Kiebré.
Assétou Maïga


