Yeleen Mousso acte 4 : Santé mentale et ménopause au cœur des échanges

L’association des femmes travaillant à Orange Burkina dénommée « Ladies de Orange Burkina Faso » a organisé, ce 22 mai 2026 à Ouagadougou la quatrième édition de « Yeleen Mousso ». C’est un séminaire organisé dans le cadre de la célébration de la journée internationale de la femme, le 8 mars. Cette quatrième édition a réuni environ 80 femmes sur le thème « Bien dans sa tête, forte dans sa carrière ». Lors de cette édition de Yeleen Mousso, des sujets comme la préménopause, la ménopause, le stress qui en découle et du changement hormonal chez la femme ont été abordé.

La présidente en exercice des Ladies de Orange, Reine Lao Sandoni, a expliqué que plusieurs femmes, dans leur environnement et leur cadre de travail, font face à ce type de problèmes. Elles traversent des situations difficiles et cela impacte leur vie professionnelle. « Une lady épuisée mentalement peut continuer à performer. Une lady en détresse émotionnelle peut continuer à dire  je vais bien. Et pourtant, derrière ce « Je vais bien », il y a parfois de la fatigue, de la pression, des angoisses, des changements hormonaux, des doutes, des blessures silencieuses, et un besoin profond d’être écoutée », poursuit-elle.

La présidente en exercice des Ladies de Orange, Reine Lao Sandoni échange avec les ladies

Pour Reine Lao Sandoni, cette rencontre est une occasion de rappeler qu’il n’y a aucune honte à parler de santé mentale. Un séminaire qui, chez les participantes raisonne comme une prise de conscience sur la dépression due à la ménopause. Pour elles, c’est une journée très enrichissante qui permet de s’adapter, de mieux préparer l’avenir. Elle permet aussi une cohésion entre les ladies d’Orange.

Lors du panel sur la ménopause, le Professeur Jean Lankoandé, gynécologue-obstétricien a souligné qu’au Burkina Faso, la ménopause est un sujet tabou et ce genre de rencontre permet de diffuser l’information, de sensibiliser et de construire un monde où la ménopause est apaisée.

Il a ensuite suggéré que ces rencontres soient organisées dans les communautés éloignées des grandes villes. Car la ménopause est perçue comme quelque chose de mystique. « Il faut qu’on aille dans les villages pour expliquer aux femmes que c’est une étape normale de la vie. Ce n’est pas quelque chose de mystique », a-t-il lancéé.

 

Source: Faso7

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