Journée d’échanges «Entre elles » : Faire du bien-être féminin, une priorité absolue

Dans l’optique de comprendre leurs corps et prendre soin de leur santé, des jeunes filles se sont retrouvées, le samedi 30 mai 2026 au parc Urbain Bangr Wéogo afin d’échanger sur certains sujets comme la dépression, le cycle menstruel et les différents types de cancers qui frappent les femmes.

La rencontre a connu la présence des professionnels de la santé.

Selon Ramata Diko, psychologue clinicienne, psycho-pathologue en formation à l’Université Joseph Ki-Zerbo, échanger entre filles permet de démystifier un certain nombre de préoccupations en lien avec le corps féminin. Ainsi, elle a été invité par l’organisatrice pour animer sur la dépression.

<<J’ai été ravie de participer à cette journée parce que de nos jours, quand on regarde autour de nous, beaucoup de jeunes sombrent dans la dépression sans vraiment chercher de l’aide, sans essayer de s’en sortir car pour eux, c’est la fin. Ces genres d’échanges nous permettent de démystifier cela en parlant des causes, des conséquences et la conduite à tenir pour s’en sortir surtout, comment aider un proche qui vit en situation de dépression>>, a-t-elle déclaré.

           Ramata DIKO, Psychologue clinicienne psycho-pathologue

La thématique sur les cancers a été décortiqué par Dr Honoré R. Zongo, gynécologue obstétricien. Le thème a porté sur les deux sortes de cancers qui touchent beaucoup les femmes à savoir le cancer du sein et le cancer du col de l’utérus. Cela a permis aux jeunes filles de savoir que le cancer du sein peut être défini comme une tumeur maligne de la glande mammaire.

Pour ce faire, il y a des facteurs qui favorisent le cancer du sein. Il s’agit entre autres, de la puberté précoce. Il y a aussi des facteurs génétiques et environnementaux. Ce qui est conseillé pour le cancer du sein, c’est que chaque femme puisse faire l’autopalpation des seins et la période indiquée pour cela est deux à trois jours après les règles. Ça peut se faire debout ou couchée.

Pour ce qui concerne le cancer du col, c’est une tumeur maligne qui se développe au niveau du col utérin de la femme. Comme symptômes, on peut constater des saignements, provoqués ou spontanés ou la manifestation de douleurs.

<< Les facteurs de risques sont, entre autres, le fait d’avoir plusieurs partenaires sexuels, la multiparité, le tabac (cigarette). Le germe responsable du cancer du col est le papillomma virus qui se contracte lors des rapports sexuels.

        Dr Honoré Zongo, gynécologue obstétricien

Ce qui est le plus conseillé concernant les cancers du col, c’est d’abord, encourager les femmes à se faire dépister à temps afin de pouvoir être vite prises en charge>>, a fait savoir Dr Honoré R. Zongo.

Quant à Kadidiatou Koubra, Soma étudiante en 2e année en licence ingénierie mathématiques, économie, statistiques de l’Université Thomas Sankara, elle dit avoir initié cette journée pour permettre aux jeunes filles de parler des questions qui les concernent, de connaître leurs corps, d’où l’invitation du gynécologue.

<< Je ne m’attendais pas à ce qu’il y ait autant de questions que les filles avaient à poser. Elles avaient ça sur le cœur depuis longtemps. Mais, n’en parlaient pas.  J’espère prochainement que cela va s’étendre encore à d’autres jeunes filles >>, a-t-elle déclaré et d’ajouter que cette journée a été initié pour créer un espace où elles vont s’exprimer librement entre elles, sans honte, sans gêne et sans tabous également.

            Kadidiatou Soma, promotrice de la journée

Selon Mademoiselle soma, depuis la classe de CM2, elle rêvait de faire la gynécologie. Mais, par la force des choses, elle a dû faire une autre filière. Elle tenait à apporter quelque chose à la société même si ce n’était pas en tant que gynécologue, d’où cette initiative personnelle.

Awa Traoré (stagiaire)

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