Hémorragie après accouchement : Les parlementaires invitent à maintenir les efforts de lutte contre la mortalité maternelle

L’hémorragie après accouchement ou hémorragie du post-partum demeure l’un des principaux défis de la santé maternelle au Burkina Faso. Pour lutter contre ce fléau, plusieurs initiatives sont mises en place. C’est dans cette dynamique que la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB), en partenariat avec le Réseau des parlementaires en santé, population et développement, a organisé une session de formation à l’intention des députés de l’Assemblée législative du peuple.

Le camarade député Abdoulaye Sawadogo présent à la formation, a indiqué que ces deux jours d’échanges ont permis aux participants de mieux cerner les enjeux liés à la santé maternelle.

Selon lui, l’hémorragie du post-partum figure parmi les défis les plus préoccupants à relever en matière de santé maternelle. Il a expliqué que les autorités sanitaires ont engagé des actions pour introduire la carbétocine thermostable, un médicament dont les conditions de conservation sont mieux adaptées au contexte burkinabè que certains produits actuellement utilisés. « Les autorités sanitaires avaient initié des mécanismes pour trouver des produits qui pouvaient réduire cette mortalité maternelle. Ce sont des produits qui existaient. Mais, la carbétocine est toute nouvelle dans notre pays et pourrait peut-être, remplacer les autres produits dont l’entretien était vraiment difficile », a-t-il mentionné. 

Des produits que le gouvernement Burkinabè s’est engagé à rendre disponibles dans un bref délai. « Le déploiement de la carbétocine pourrait contribuer à réduire de manière significative, la mortalité maternelle à hauteur de 30%», a souligné Abdoulaye Sawadogo.

A l’en croire, le Burkina Faso a enregistré des progrès dans la réduction de la mortalité maternelle, passant de 341 décès sur 100 000 naissances en 2010 à 198 décès sur 100 000 naissances  vivantes en 2021. Des résultats encourageants! Mais, encore insuffisants selon Abdoulaye Sawadogo car pour lui, chaque décès maternel est une perte de trop.

« Même s’il ne s’agissait que d’une seule vie, c’est coûteux pour le Burkina. C’est vrai que comparativement à certains pays qui nous entourent, pour le Burkina, ça va. Mais, comme c’est une question de vie, on ne peut pas se réjouir des chiffres que nous avons présentement », a-t-il expliqué.

« Le gouvernement s’est fixé un objectif qui est de 70 décès sur 100 000 naissances, d’ici 2030. Parmi les solutions envisagées pour l’atteinte de cet objectif, la carbétocine thermostable constitue un élément essentiel qui pourrait nous permettre d’y parvenir », a-t-il affirmé.

Il a enfin assuré que les acteurs ayant participé à cette formation resteront attentifs à la mise en œuvre des engagements pris afin que la carbétocine thermostable soit rapidement disponible dans les formations sanitaires du pays.

Latyfah Sawadogo stagiaire

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