Ministère de la Famille et de la Solidarité : Jubilé des 20 ans de la première promotion du personnel et de l’Education Féminine 

La première promotion du personnel de l’Education Féminine du Ministère de la Famille et de la Solidarité a célébré, ce vendredi 24 juillet à l’Institut des sciences du sport et du développement humain (ISSDH), le jubilé de ces 20 ans de carrière professionnelle.

La célébration a réuni d’anciens responsables ministériels, des pionniers de l’éducation féminine, des agents du ministère, des partenaires ainsi que plusieurs participants. La conférence publique a porté sur l’historique des différentes corporations du ministère de la Famille et de la Solidarité, des défis et des perspectives de la prise en compte du genre dans l’action humanitaire.

Vingt ans après leur sortie de formation, les membres de cette première promotion se sont retrouvés pour célébrer deux décennies d’engagement au service de la promotion des droits des femmes et du développement social au Burkina Faso.

Officiellement, engagée en 2006 en tant que première promotion de l’éducation féminine, cette promotion de cinquante agents, dont vingt hommes et trente femmes, ont été déployés dans les Maisons de la femme à travers le pays pour servir au compte du ministère de la promotion de la femme. Depuis lors, ils œuvrent, chaque jour, à l’épanouissement de la femme et de l’homme burkinabé.

Le Secrétaire général du ministère de la famille et de la solidarité Emile Zabsonré  a salué le parcours accompli de ces professionnels, dont leurs actions depuis deux décennies ont permis d’animer les Maisons de la femme, de renforcer l’équité entre les sexes et de favoriser l’autonomisation économique et sociale des femmes et des jeunes filles sur l’ensemble du territoire national.

« Cette célébration est un héritage vivant que nous portons avec fierté. Elle n’est pas seulement un regard porté sur le chemin parcouru. Mais aussi, un engagement renouvelé envers notre nation », a souligné le représentant de la ministre, invitant les jeunes générations, à poursuivre l’œuvre engagée en faveur de l’égalité et de la justice sociale.

Il a également insisté sur le rôle stratégique de l’éducation féminine dans le développement humain, rappelant que la promotion des femmes demeure une condition essentielle du progrès social, de la cohésion nationale et du développement durable.

Entre faibles moyens financiers, manque d’infrastructures, effectif réduit et nécessité de convaincre de la pertinence de ce nouveau ministère, l’ancienne ministre de la Promotion de la Femme camarade Gisèle Guigma, a retracé les difficultés rencontrées durant les premières années du département ministériel créé en 1997.

Elle a expliqué que la stratégie adoptée consistait à aller directement à la rencontre des femmes dans les différentes provinces afin d’identifier leurs besoins réels et d’adapter les politiques publiques à leurs préoccupations.

Elle a également rappelé que la création du corps des éducateurs et éducatrices féminines représentait une étape décisive dans le rapprochement des services publics avec les populations, notamment grâce au développement des Maisons de la femme et à l’ouverture progressive des directions régionales du ministère.

Au-delà des acquis enregistrés depuis vingt ans, plusieurs défis demeurent, notamment le renforcement de la prise en compte du genre dans les politiques publiques et dans les interventions humanitaires.

Ces défis appellent à une mobilisation accrue des institutions publiques, des partenaires techniques et financiers ainsi que des jeunes professionnels afin de consolider les progrès réalisés et de poursuivre les actions en faveur de l’égalité des chances et de l’autonomisation des femmes.

Les conférenciers ont également insisté sur l’importance de préserver la mémoire institutionnelle afin de transmettre aux nouvelles générations les valeurs de solidarité, de professionnalisme et d’engagement qui ont marqué les pionniers de l’éducation féminine.

La cérémonie s’est achevée par la remise d’attestations de reconnaissance et de cadeaux à plusieurs personnalités ayant contribué à la création, à la formation et à l’accompagnement de cette première promotion, notamment d’anciens responsables de l’Institut national de la jeunesse, de l’éducation physique et des sports (INJEPS), des anciennes autorités du ministère ainsi que des parrains et marraines de la promotion.

Farida Konaté et Augustine Sawdogo stagiaires

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