Droits des enfants en conflit avec la loi : Des professionnels de médias formés par I ‘Association LYDIE

Dans le cadre de la mise en œuvre du projet “ Environnement Protecteur Enfant en Sécurité”, L ‘Association LYDIE a organisé à Ouagadougou, ce mercredi 29 juillet 2026, un atelier de renforcement de capacités au profit des acteurs des médias sur la protection des enfants en conflit avec la loi au Burkina Faso. Convaincu du rôle essentiel que joue les médias dans la promotion et la protection des droits de l’enfant au Burkina Faso, l’Association LYDIE vise à encourager les productions médiatiques en matière de protection de droit des enfants en conflit avec la loi.

Tous des professionnels des médias, ils sont une vingtaine de personnes, venues de différentes catégories de presse (Radio, télévision, presse écrite, Presse en ligne), participer à l’atelier de renforcement de capacité sur les droits des enfants en conflit avec la loi.

L’Atelier, financé par l’ONG ERIKS, vise à spécifiquement atteindre trois objectifs, selon Yempabou Namoano, coordinateur de l’Association LYDIE. 《 Dans un premier temps, il s’agit d’amener les journalistes à cerner la problématique de la protection des enfants en conflit avec la loi. Au second plan, nous voulons les amener à comprendre leurs rôles et responsabilités dans la protection des droits de cette catégorie d’enfants》, a-t-il déclaré et d’ajouter 《 Enfin, nous voulons aussi les encourager à faire des productions sensibles aux droits des enfants, tout en respectant la dignité des enfants en conflit avec la loi 》.

Conscient du rôle incontournable des médias dans la promotion des droits de la catégorie d’enfants concernée, Yempabou Namoano a tenu à galvaniser les participants à l’atelier.

Les participants pendant la formation

Les médias occupent une place stratégique dans la société car les informations qu’ils diffusent peuvent contribuer à déconstruire les préjugés, les stigmatisations etc…》, a-t-il souligné.

Tout comme son prédécesseur, la directrice de la justice juvénile au Burkina Faso, Emma Adélaïde PARE KI a insisté sur la contribution des médias, à la divulgation des droits des enfants en conflit avec la loi.

Emma Adélaïde PARE KI

Par les contenus, les informations que vous diffusez, a-t-elle laissé entendre, vous impactez la lutte contre la délinquance juvénile.

Selon la directrice de la justice juvénile au Burkina, les journalistes, grâce à une production professionnelle, peuvent intervenir et impacter dans la protection des droits des enfants en conflit avec la loi.

Les enfants en conflit avec la loi, bien qu’ayant commis des erreurs, peuvent à l’en croire, par le contour des médias, se sentir responsables et réinsérés dans la société.

Ce que la direction de la justice juvénile aimerait voir mis en avant, c’est surtout la réinsertion socioprofessionnelle de ces enfants 》, a-t-elle confié.

Des propos corroborés par Paul Kambou, chargé de programme à l’ONG ERIKS, une organisation non gouvernementale suédoise de développement active au Burkina Faso depuis 2006.

Paul Kambou, chargé de programme à l’ONG ERIKS,

La question des enfants en conflit avec la loi ne peut pas juste être résolue par la société civile. Que ce soit, l’ONG ERIKS où l’Association LYDIE, tout comme d’autres organisations, qui interviennent sur la thématique 》, a-t-il reconnu.

Pour lui, c’est une question sociétale, qui doit engager les familles, des décideurs et la société entière. 《 pour mobiliser la société sur une question essentielle comme celle des enfants en conflit avec la loi, nous avons besoin de la contribution des médias 》, a-t-il affirmé.

Abdoulaye Ouédraogo

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