Placée sous le thème « L’éveil des talents et l’engagement patriotique », la deuxième édition du Festival International des Enfants (FIE Burkina 2026), organisée par l’Association Manegbingba, a fermé ses portes le samedi 8 août 2026 au Centre national des arts, du spectacle et de l’audiovisuel (CENASA), à Ouagadougou. La cérémonie de clôture a été marquée par la remise des prix aux jeunes participants, en présence des partenaires, des autorités administratives et coutumières, des parents, des enfants et des invités.
Après trois jours d’activités, les enfants ont occupé une place centrale dans le festival, aussi bien à travers les compétitions que les prestations artistiques. Cette deuxième édition du festival International des Enfants a été marquée par deux principales compétitions : l’art culinaire et la fabrication d’objets créatifs.

Derrière les fourneaux, les jeunes participants ont eu l’occasion de montrer leur savoir-faire culinaire. Avec leurs préparations, ils ont rivalisé d’adresse et de créativité. À l’issue de la compétition, Rosalie Yougbaré s’est classée troisième, avec un plat de faro. Elle a reçu une attestation ainsi qu’un sac de farine. Mardya Dahourou a occupé la deuxième place avec un plat de gnaw. Elle a été récompensée par une attestation et un foyer amélioré. La première place est revenue à Urielle Bouda, qui s’est particulièrement démarquée avec une moyenne de 18/20. Elle a présenté un plat de tô accompagné d’une sauce oseille. Sa prestation lui a permis de décrocher une attestation et un foyer amélioré, venant ainsi couronner son talent dans cette compétition.

La cuisine a également été marquée par une participation masculine. Ange Isaac Kaboré, seul garçon parmi les participants, s’est lancé dans la compétition avec un plat de babenda. Avec une moyenne de 15/20, il a obtenu une attestation. Une présence masculine, saluée par les membres du jury qui, selon eux, sort quelque peu de l’ordinaire dans cette catégorie.
Par ailleurs, les talents des enfants ne se sont pas arrêtés aux fourneaux. Dans la compétition consacrée à la fabrication d’objets créatifs, ils ont une nouvelle fois laissé parler leur imagination. À partir de bouteilles, de cartons et de plastiques destinés à être jetés, les jeunes participants ont donné une seconde vie à ces matériaux en les transformant en objets de création.
Cette capacité à transformer des objets ordinaires en réalisations créatives a permis à Jean Sébastien Dindané de décrocher la troisième place. Il a reçu une enveloppe et une attestation. Donald Ouédraogo s’est classé deuxième et a reçu une attestation. La première place est revenue à Rahim Kongo, récompensé par une attestation pour son travail.

À travers cette compétition, les enfants ont ainsi démontré que la créativité peut aussi naître de matériaux simples et souvent considérés comme inutiles. Une démarche qui a particulièrement retenu l’attention du Baloum Naaba Zabi de Ouidi, représentant Sa Majesté le Mogho Naaba Baongo. Dans son intervention, il a félicité les enfants qui ont relevé le défi du recyclage créatif estimant qu’ils avaient transformé ce que les gens jettent en véritables objets de beauté.

Le patron de la cérémonie, le chargé de mission au ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme, Alassane Wango, s’est lui aussi dit impressionné par les capacités des enfants. « Nous avons été très, très émerveillés de voir le talent, le génie des enfants », a-t-il souligné. Selon lui, l’initiative permet notamment de recadrer nos enfants, de les éduquer pendant les vacances, de les occuper sainement, tout en contribuant à leur formation et à leur sensibilisation écocitoyenne et patriotique.
Les talents des enfants se sont également exprimés sur scène. Angela Yaméogo a livré une interprétation remarquée de la chanson « Le Faso », tandis que Joseph Ouali Yowane a repris avec assurance une chanson de Mass B. À travers leurs prestations, les deux jeunes ont démontré leur aisance sur scène et leur capacité à porter des œuvres musicales devant le public.
La cérémonie de clôture a également réservé d’autres récompenses aux enfants. À cette occasion, quatre d’entre eux ont reçu des fournitures scolaires et des attestations pour la prochaine rentrée, grâce à l’accompagnement du ministère de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales. Les partenaires de l’événement, notamment Drink House, Venus Brochette et SABABO Équipement, ont également contribué au bon déroulement du festival. Durant les trois jours, Drink House a offert des crèmes aux enfants, tandis que Venus Brochette leur a fait profiter de brochettes. De son côté, SABABO Équipement a assuré une formation en secourisme au profit des enfants, leur permettant ainsi d’acquérir des notions essentielles en matière de premiers secours.

Livrant le message du camarade ministre de l’Enseignement de base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales, le directeur des activités sportives, culturelles et de loisirs de l’enseignement de base, Fidèle Bilgo, a félicité l’Association Manegbingba pour cette initiative et réitéré le soutien du ministère à ces activités, qui complètent harmonieusement l’apprentissage scolaire. « Vous avez su créer un espace où l’enfant apprend à aimer son pays, en valorisant son patrimoine, notamment à travers la mise en honneur de la communauté burkinabè », a déclaré son porte-parole.
Interrogée après la cérémonie, la promotrice du Festival International des Enfants, Rosine Sawadogo affirme que cette deuxième édition avait pour ambition de montrer aux plus jeunes qu’ils ont eux aussi un rôle à jouer dans le développement du pays. Elle a qualifié cette édition de « triomphe ». Malgré les difficultés liées à l’organisation d’un événement de cette envergure, elle estime que les objectifs ont été atteints grâce au soutien des autorités, des collaborateurs et des partenaires. « Les compétitions ont été menées, les enfants se sont donnés, ils ont appris ce qu’ils doivent apprendre », a-t-elle souligné.
Au-delà du classement, la cérémonie de clôture a permis de récompenser des enfants, mais surtout de mettre en lumière leur capacité à créer, à apprendre et à participer, à leur manière, à la construction du Burkina Faso.
Sawadogo Augustine (stagiaire)
Cissé Fadima (stagiaire)


