Le gouvernement burkinabè justifie la révision du prix du gasoil par plusieurs facteurs extérieurs qui échappent à son contrôle. Invité de la RTB ce dimanche 9 août, le Secrétaire général de la Primature, Abdoul Salam GAMPENE a rappelé que depuis 2022, le pays maintenait le prix du gasoil stable grâce à un système de subventions porté par la volonté du Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré.

Secrétaire général de la Primature et par ailleurs président du comité interministériel de détermination des prix des hydrocarbures au Burkina, Abdoul Salam GAMPENE a donné plus de précision sur la hausse du prix du gasoil à la télévision nationale.
Selon lui, cette nouvelle orientation n’est pas un choix mais une contrainte imposée par la conjoncture internationale. La guerre au Moyen-Orient a fait grimper les coûts du pétrole brut sur le marché mondial, entraînant dans son sillage une hausse des coûts maritimes et terrestres.

À cela s’ajoute l’appréciation du dollar face au FCFA, qui alourdit encore la facture. Le prix réel devrait être de 1050 FCFA, le litre.
Sur les six premiers de l’année selon le Secrétaire général de la Primature, l’État a déjà déboursé près de 60 milliards de FCFA en subventions, un montant qui pourrait grimper à 130 milliards de FCFA d’ici la fin de l’année si aucune mesure n’était prise. Cette hausse du prix du gasoil prend effet à partir de ce lundi 10 août.
Le Burkina Faso à en croire le Secrétaire général de la Primature, le plus bas prix en termes de gasoil dans la sous-région sauf le Niger et le Nigéria qui eux en sont producteurs.
Fadima Cissé (stagiaire)


