Le Tribunal de grande instance de Banfora a condamné, mardi 11 août 2026, le tradi-praticien SBM à sept ans d’emprisonnement, dont cinq ans ferme, et à 600 000 F CFA d’amende ferme pour viol sur une cliente venue solliciter des soins. Les faits remontent au 27 juin 2026 à Banfora, a annoncé Justice Infos Burkina, ce 15 août 2026.
Selon la victime, le prévenu lui aurait demandé de revenir le soir pour poursuivre les soins et de venir seule. Elle s’est finalement présentée avec son beau-frère et un enfant. Après avoir demandé au beau-frère de rester dehors, SBM aurait commencé à lui appliquer des médicaments avant de lui proposer un traitement consistant à appliquer un produit sur son pénis puis à l’introduire dans son vagin. La victime affirme avoir refusé et souhaité emporter le produit pour que son mari effectue le traitement. Elle soutient que le tradi-praticien l’aurait ensuite pénétrée contre son gré alors qu’elle était retournée.
À la barre, SBM a reconnu avoir eu un rapport sexuel avec la plaignante, mais a soutenu qu’elle était consentante. Interrogé par le tribunal sur la possibilité d’administrer le produit directement avec le doigt, il a reconnu que le rapport sexuel n’était pas nécessaire, qualifiant son comportement d’« erreur ».
Par ailleurs , il aurait également demandé à la victime de garder le silence après les faits et, selon celle-ci, l’aurait menacée de la rendre malade si elle en parlait.
Entendu comme témoin, le beau-frère a confirmé avoir accompagné la victime et avoir attendu à l’extérieur avec l’enfant. Il a notamment déclaré avoir vu le prévenu effectuer à plusieurs reprises des allers-retours entre la maison et une maisonnette où il faisait des incantations. Il dit n’avoir entendu aucun cri, mais avoir constaté un changement de comportement chez la victime à sa sortie.
Le parquet avait requis sept ans d’emprisonnement, dont trois ans ferme, et 600 000 F CFA d’amende ferme. Après examen de l’affaire, le tribunal a déclaré SBM coupable et a porté la peine d’emprisonnement ferme à cinq ans. Les intérêts civils de la victime ont été réservés.
Source : Justice Infos Burkina


