Archives mensuelles: juin 2016
Attaques terroristes : le message du président du Faso
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Hier 15 janvier 2016, pour la première fois de son histoire, notre pays a été victime d’une série d’attaques terroristes barbares, ignobles, d’une ampleur sans précédent, et d’une lâcheté inouïe.D’abord, dans l’après-midi, dans le secteur d’Ina Bao, dans la province de l’Oudalan, un convoi officiel de la Gendarmerie nationale a été attaqué, faisant deux morts et deux blessés dont un dans un état critique.
PEUPLE DU BURKINA FASO
CONCITOYENNES ET
CONCITOYENS
Hier 15 janvier 2016, pour la première fois de son histoire, notre pays a été victime d’une série d’attaques terroristes barbares, ignobles, d’une ampleur sans précédent, et d’une lâcheté inouïe.D’abord, dans l’après-midi, dans le secteur d’Ina Bao, dans la province de l’Oudalan, un convoi officiel de la Gendarmerie nationale a été attaqué, faisant deux morts et deux blessés dont un dans un état critique.
Ensuite, dans la soirée, à Ouagadougou, à l’Hôtel Splendid, à l’hôtel Yibi et au café Capuccino, une attaque armée suivie d’une prise d’otages a occasionné, selon un bilan provisoire :
• 28 morts ;
• une cinquantaine de blessés civils ;
• 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité dont 1 militaire français, deux policiers et 1 militaire burkinabè ;
• 3 terroristes tués pour le moment, le ratissage étant toujours en cours ;
• 156 otages libérés.
Enfin, toujours dans la nuit du 15 au 16 janvier, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline, de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot dans cette localité ont été enlevés. Une alerte générale a été donnée aux forces de défense et de sécurité dans la zone pour les retrouver et capturer les auteurs de cet enlèvement.
Au nom du Peuple burkinabè, du Gouvernement et à mon nom personnel, j’adresse mes condoléances aux familles éplorées victimes de ces actes terroristes. Tous mes vœux de prompt rétablissement accompagnent les personnes blessées.
Je tiens à saluer le professionnalisme et la solidarité entre les forces de défense et de sécurité burkinabè et les forces spéciales françaises et américaines qui ont permis de lancer et de conduire avec succès l’offensive contre ces terroristes.
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Ces actes criminels, d’une rare barbarie, perpétrés contre d’innocentes personnes et que l’organisation criminelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) vient de revendiquer visent à déstabiliser notre pays et ses institutions républicaines et à saper les efforts de construction d’une nation démocratique, paisible et prospère.
Or, c’est pour reconquérir, préserver et consolider ces valeurs de démocratie, d’Etat de droit, de justice, de liberté et de progrès que notre peuple insurgé s’est battu, depuis les 30 et 31 octobre 2014 et lors du coup d’Etat des 16 et 17 septembre 2015, jusqu’au succès des élections couplées présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, marquant le retour à une vie constitutionnelle normale au Burkina Faso.
Aujourd’hui encore, face à ces terroristes et à leurs actes ignobles, nous devons nous mobiliser pour apporter la riposte appropriée afin de les mettre hors d’état de nuire.
Ma conviction est établie que dans l’unité et la cohésion nationale, nous sortirons victorieux de cette guerre qu’ils imposent à notre Peuple ainsi qu’à tous les autres peuples du monde, épris de paix et de liberté.
D’ores et déjà, le Gouvernement a reçu les instructions pour prendre les mesures qu’exigent les circonstances, en vue de renforcer la sécurité de nos Institutions, de nos lieux sensibles et publics ainsi que celle de nos frontières et des entrées de nos grandes villes.
Nous devons les mettre en œuvre dans la rigueur et la discipline parce que désormais la lutte anti-terroriste fait partie de notre quotidien.
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Lors de mon discours d’investiture le 29 décembre dernier, je rappelais notamment qu’« Au moment où j’accède à la plus haute charge de l’Etat, la situation sécuritaire dans le monde en général et dans la sous-région ouest africaine en particulier est préoccupante en raison de l’ampleur des menaces et actions terroristes.
C’est pourquoi nous devons mutualiser nos moyens de défense, nos informations, entre nos pays et de concert avec tous les autres pays qui luttent contre le terrorisme dans le monde pour présenter un front uni contre ces fléaux qui menacent l’existence même de nos Etats ».
Devant ce lourd bilan humain que ces forces du mal ont infligé à notre peuple et à ses amis d’autres pays en visite au Burkina Faso, la nation burkinabè reste sous le choc.
Aussi, ai-je décidé, qu’à compter du dimanche 17 janvier 2016, un deuil national de 3 jours sera observé sur l’ensemble du territoire national et dans toutes les représentations diplomatiques et consulaires du Burkina Faso à l’étranger.
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En ces moments difficiles pour la nation, je vous invite à rester déterminés parce que notre engagement commun pour un Burkina démocratique et prospère est plus fort que jamais.
Aussi, voudrais-je inviter les populations à la vigilance et à la franche collaboration avec les forces de défense et de sécurité pour dénoncer toute personne ou toute situation suspecte dans les meilleurs délais.
Uni et déterminé contre le terrorisme et toutes les forces du mal dirigés contre notre pays, le Peuple burkinabè restera toujours victorieux.
VIVE LE PEUPLE BURKINABE !
VIVE LA SOLIDARITE NATIONALE ET INTERNATIONALE !
QUE DIEU BENISSE LE BURKINA FASO !
JE VOUS REMERCIE
Saint-Valentin : entre crise économique et besoin de faire plaisir
A deux jours de la fête des amoureux célébré chaque 14 février, les quelques Ouagalais rencontré le jeudi 11 février 2016 au quartier Koulouba et aux alentours du grand marché de Ouagadougou sont unanimes à reconnaitre un manque d’engouement à cette fête. Ils expliquent cela d’une part par la crise sociopolitique qui a secoué le Burkina Faso en 2014 et 2015 et d’autre part par le manque de moyen financier des « amoureux »toutefois, ils estiment que la Saint valentin de cette année doit être marquée d’une pierre blanche en ce sens que c’est l’occasion pour eux de déclarer ou de renouveler leur amour à leur bien- aimé (e).
A deux jours de la fête des amoureux célébré chaque 14 février, les quelques Ouagalais rencontré le jeudi 11 février 2016 au quartier Koulouba et aux alentours du grand marché de Ouagadougou sont unanimes à reconnaitre un manque d’engouement à cette fête. Ils expliquent cela d’une part par la crise sociopolitique qui a secoué le Burkina Faso en 2014 et 2015 et d’autre part par le manque de moyen financier des « amoureux »toutefois, ils estiment que la Saint valentin de cette année doit être marquée d’une pierre blanche en ce sens que c’est l’occasion pour eux de déclarer ou de renouveler leur amour à leur bien- aimé (e).
Et pour concrétiser ce souhait, ils confient qu’ils sont prêts à se saigner « financièrement » pour offrir le meilleur cadeau à l’élu (e) de leur cœur. C’est le cas de Luc Adouabou, la trentaine et électricien de son état compte faire une sortie en amoureux le dimanche 14 février prochain. « Je vais amener ma copine au cinéma, après nous irons au restaurant et enfin nous terminerons la soirée dans un maquis de la place », souligne- t-il. Luc Adouabou confie qu’il n’offrira pas de fleur encore moins de tableau ou de carte de poème à sa copine Aïcha Ouédraogo, sous prétexte : « j’ai dépassé cette étape de cadeau, nous sommes ensemble depuis quelques années et je compte passer à une autre étape, celle du mariage ».
Latif Sawadogo, élève en classe de 3e dans un établissement secondaire de Ouagadougou vit actuellement un « amour scolaire » avec sa copine, élève en classe de 4e. C’est au nom de cet amour scolaire qu’il juge « fort et réciproque » entre lui et Nafissatou Ouédraogo, qu’il a accepté débourser la somme de 2500 FCFA pour lui acheter des bijoux., Latif Sawadogo avant de prendre congé du commerçant et de s’éclipser du grand marché, il souligne ne pas savoir si sa bien- aimée va adorer les bijoux mais confie être très ému de pouvoir l’offrir un cadeau à la faveur de cette Saint valentin. Non loin de la librairie Diacfa, Liliane Soudré hésite quant à elle, à choisir un cadeau de la Saint Valentin pour son amoureux. Liliane, étudiante à l’université Joseph Ki- Zerbo sera finalement convaincue par le commerçant Adama Kinda de choisir un cadeau. Chose qu’elle fera sous nos yeux en déboursant la somme de 3 000 FCFA pour un tableau. A la question de savoir pourquoi ce choix ? Elle soutient : « Je souhaite que le tableau soit accroché sur le mur de son salon en signe d’amour pour moi. Le fleur s’abimera vite ». Abdoulaye Ouédraogo vendeur de montres et de ceintures souligne que depuis le lundi 8 février 2016, il a sorti les plus belles roses, les plus belles cartes d’amour, les plus belles nounous, les plus beaux tableaux et les beaux bijoux pour attirer les « amoureux ». Il nous confie que les ventes sont timides mais dit être confiant que le vendredi 12 et le samedi 13, elles vont augmenter avec l’affluence des amoureux qui viendront au marché. A côté des articles qu’il vend habituellement trônaient en bonne places des roses avec différentes couleurs emballés dans des plastiques transparents. Les prix des roses varient selon leurs tailles : 750 FCFA pour les petites roses, 1000 FCFA et 1500 FCFA pour les moyennes et 3000 FCFA pour les grandes roses. Les cartes avec poème se vendent à 500 FCFA, l’unité et les tableaux s’acquirent entre 1500 et 2000 FCFA.
En attendant vendredi et samedi, Abdoulaye Ouédraogo a confié gagner entre 9000 et 10 000 FCFA par jour dans la vente des articles liés à la Saint-valentin. Malgré ces revenus, il note qu’il faisait de très bons chiffres d’affaires les années précédentes avant la survenue de la crise sociopolitique dans le pays. Autre regret de Abdoulaye Ouédraogo est qu’à cause de cette situation qui a eu des impacts sur le plan économique, les commerçants n’ont pas pu importer de nouveaux articles liés à la Saint Valentin. Il nous confie que tous ce qui est vendu actuellement sont les articles qui n’avaient pas pu être écoulé sur le marché national. Ce vieux stock d’après lui provient des magasins détenus par les « chinois ».
ACS
Le discours du Président du Faso à la cérémonie d’hommage aux victimes de l’attaque...
Une fois de plus, la Nation burkinabè est en deuil, frappée cette fois-ci de manière horrible et aveugle, par des attaques terroristes.En effet, le 15 janvier courant, à Ouagadougou, à l’Hôtel Splendide et au café Cappuccino, et près de Tin-Akoff, dans le secteur d’Ina Bao, dans l’Oudalan, des attaques terroristes d’une ampleur inédite ont plongé le Burkina Faso et le monde entier dans la consternation.
Une fois de plus, la Nation burkinabè est en deuil, frappée cette fois-ci de manière horrible et aveugle, par des attaques terroristes.En effet, le 15 janvier courant, à Ouagadougou, à l’Hôtel Splendide et au café Cappuccino, et près de Tin-Akoff, dans le secteur d’Ina Bao, dans l’Oudalan, des attaques terroristes d’une ampleur inédite ont plongé le Burkina Faso et le monde entier dans la consternation.
Au total, ces deux attaques terroristes auront fait 32 morts de 11 nationalités et 71 blessés auxquels nous souhaitons un prompt rétablissement.Au nom du Peuple burkinabè, et à mon nom personnel, je présente les condoléances de la Nation durement éprouvée à toutes les familles des victimes de ces drames.
Mesdames et Messieurs
Faut-il rappeler qu’au cours de ces derniers mois, le Burkina Faso a été éprouvé par des événements tragiques et sanglants qui ont infligé à notre pays de nombreuses pertes en vies humaines. Il en est ainsi de l’enlèvement d’un expatrié à Tambao, des attaques terroristes à Samorogoan, à Tin-Akoff, et à Ouagadougou.La dernière attaque terroriste n’a d’autre but que de semer la terreur et la panique, et d’empêcher les efforts de développement du Burkina Faso, dans la paix, la démocratie et la stabilité.
L’ampleur inégalée de ces actes criminels et aveugles, destinées à tuer des personnes innocentes, traduit la volonté des terroristes d’imposer leur loi à notre Peuple et de l’empêcher de construire son bonheur. C’est mal connaitre le Peuple burkinabè qui n’a jamais marchandé son honneur depuis la nuit des temps et ne s’est jamais plié ni résigné devant ses ennemis. Face à ce nouveau défi, il se mobilisera comme un seul homme pour opposer une défaite cinglante aux entreprises terroristes sur notre sol national.
En dépit de la grandeur de la douleur, nous ne devons céder à aucune pression. La vie humaine est sacrée pour être ôtée aussi sauvagement par des individus aux valeurs amorales d’une époque damnée. C’est pourquoi, nous devons montrer notre engagement déterminé et indéfectible à vivre dans un Burkina Faso de paix, de démocratie et de progrès économique et social.
Distinguées personnalités
Mesdames et Messieurs les Représentants des familles des victimes
Chers compatriotes
C’est au prix du sacrifice suprême que notre peuple a chèrement arraché et défendu jusque-là ses acquis démocratiques, à travers notamment, l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 et la résistance populaire contre le putsch du 16 septembre 2015. Avec la leçon de courage et de démocratie que notre peuple a montrée au monde entier, couronnée par le succès des élections présidentielle et législatives du 29 novembre 2015, le Peuple burkinabè est plus que jamais debout pour défendre son honneur et sa dignité et pour faire respecter son indépendance et sa liberté contre toutes les forces rétrogrades qui tenteraient de lui imposer leur diktat.
Pendant que nous pleurons les morts des attaques terroristes, des soldats récalcitrants de l’ex-RSP, nostalgiques d’un passé à jamais révolu ont attaqué le dépôt d’armes et de munitions de Yimdi, tandis que des individus non encore identifiés se livrent à des incendies dans des marchés et boutiques, montrant à souhait leur nature d’apatrides et d’ennemis jurés du Peuple burkinabè.C’est pourquoi, nous ferons preuve de fermeté vis-à-vis de ces sinistres individus sans foi ni loi.
Distinguées personnalités
Chers Compatriotes
Mesdames et Messieurs
En ces moments particulièrement difficiles pour la sécurité, la paix et la tranquillité publique, où nos ennemis extérieurs et intérieurs conjuguent leurs efforts pour plonger le pays dans les ténèbres, je voudrais inviter à la lucidité et au discernement dans le combat que nous devons mener et gagner contre les terroristes de tous bords.
Partout, sur l’ensemble du territoire national, j’invite les populations à se mobiliser, à s’organiser pour prêter mains fortes à nos forces de défense et de sécurité et à dénoncer immédiatement toute personne ou attitude suspecte à la police et à la gendarmerie.Chacune et chacun de nous, et tous ensemble, nous devons être les artisans de notre sécurité individuelle et collective.C’est le lieu pour moi d’adresser nos félicitations à nos populations et à nos forces de défense et de sécurité dont la bonne collaboration a permis de procéder à l’arrestation d’un certain nombre d’assaillants parmi les ex-RSP en fuite.
Mes félicitations vont également à l’endroit du personnel de santé dont le professionnalisme et le dévouement ont permis d’apporter l’assistance et les soins appropriés à tous les blessés des barbaries de ces derniers jours. Merci aux autorités coutumières et religieuses pour leur solidarité et leurs prières en faveur de la paix au Burkina Faso.
S’agissant du couple Elliot, ces deux otages australiens enlevés par des ravisseurs dans la nuit du 15 au 16 janvier courant à Djibo, je voudrais rassurer leurs familles, leurs proches ainsi que le gouvernement australien que tout est mis en œuvre, de concert avec nos pays voisins et amis du Mali, du Niger et nos partenaires étrangers pour les retrouver.
Pour clore mon propos, dois-je rappeler que le défi de la paix et de la sécurité que nous devons relever est grand. Ce sera une lutte de chaque instant. C’est pourquoi, nous devons construire un front uni et efficace au plan interne, sous-région al et international pour apporter la riposte appropriée à toutes les forces du mal qui veulent déstabiliser nos pays.
C’est en restant debout, déterminés, vigilants et sans aucune concession au terrorisme que nous rendrons le meilleur hommage à toutes celles et à tous ceux qui ont été fauchés si atrocement à la vie lors de ces attaques meurtrières.
Le Burkina Faso sortira encore vainqueur de ce combat, par la grâce de Dieu et la détermination de son Peuple.
Partout où les victimes seront inhumées, que la terre leur soit légère.
Que Dieu bénisse le Burkina Faso
JE VOUS REMERCIE !
Laure Zongo/ Hien, la Ministre de la femme, de la solidarité nationale et de...
La nouvelle ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo a été installé le mardi 19 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle sera épaulée dans la gestion de ce département né de la fusion de deux ministères avec la secrétaire d’Etat chargée des affaires sociales, des personnes vivants avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion, Yvette Dembélé.
La nouvelle ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la Famille, Laure Zongo a été installé le mardi 19 janvier 2016 à Ouagadougou. Elle sera épaulée dans la gestion de ce département né de la fusion de deux ministères avec la secrétaire d’Etat chargée des affaires sociales, des personnes vivants avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion, Yvette Dembélé.
C’est en présence des collaborateurs, personnel, directeurs et chefs de services des ministères de la promotion de la femme et du genre, de l’action sociale etde la solidarité nationale ; de parents et amis que la cérémonie de passation de charges s’est déroulé. Très décontractées, les ministres sortantes, Nicole Angéline Zan et Bibiane Ouédraogo, affichaient une certaine sérénité à cette passation de charge contrairement à la timidité de celles qui les succédaient. L’ouverture de la cérémonie a été marquée par le message du Secrétaire général du Gouvernement et du conseil des Ministres, Alain Thierry Ouattara. Qualifiant la nomination des promues de « très grande confiance » placée en elles, il les a invitées à la compétence et à la responsabilité : « Montrez le bon exemple, managez le département avec probité, courtoisie, respect de l’autre… ». Aux partenaires et collaborateurs, il a appelé au travail et souhaité une bonne suite aux ministres sortantes dans leurs nouvelles occupations. Première à parler, Nicole Angéline Zan pour qui « la transition est loin d’être un fleuve tranquille », a évoqué les difficultés, doutes et incertitudes qui ont jalonné cette période. Mais face à tout cela, elle et ses collaborateurs, a-t-elle soutenu, ont combiné force et engagement pour parvenir à un taux de réussite de plus de 90%. De son côté, Bibiane Ouédraogo, dans les mêmes conditions de travail, a relevé quelques objectifs atteints. Il s’agit de l’opérationnalisation du guichet spécial d’appui à l’ entrepreneuriat féminin qui a permis l’octroi de plus de 4 milliards de F CFA à 690 associations et 478 femmes entrepreneures, la distribution et le suivi de 7500 technologies à 1344 groupements et associations entre autres. C’est donc avec joie et le sentiment du devoir accompli qu’elles passent le témoin à la ministre Laure Zongo, « leur sœur ». « Nous avons d’une part le défi de réussir la fusion de deux grands ministères et d’autre part de consolider les acquis engrangés », a affirmé Mme Zongo qui a aussi remercié ses prédécesseurs. Aux collaborateurs que tous ont invités à la poursuite de la coopération, elle a annoncé l’importance de relever les nouveaux défis qu’impose le projet de société du président du Faso. Mme Zongo pense que la vision sociale du Gouvernement suscite de l’espoir, mais « un espoir fait de vertus du travail, de la bonne gouvernance et d’un dialogue social constant ».
Josué IKA
Thomas Sankara un ardent défenseur des femmes
Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains à avoir pris publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:
Il y a 28 ans que disparaissant le président Thomas Sankara. Il est dans l’histoire, l’un des rares présidents africains à avoir pris publiquement, fait et cause pour les femmes. In memoriam, Queen Mafa a selectionné quelques points saillants de son discours du 8 mars 1987 pour rendre hommage à cet illustre féministe:
« Sans doute, dans l’exploitation, la femme et l’ouvrier sont-ils tenus au silence. Mais dans le système mis en place, la femme de l’ouvrier doit un autre silence à son ouvrier de mari ».
» Femme-bijou, femme-alibi politique au gouvernement, femme-sirène clientéliste aux élections, femme-robot à la cuisine, femme frustrée par la résignation et les inhibitions imposées malgré son ouverture d’esprit ! Quelle que soit sa place dans le spectre de la douleur, quelle que soit sa façon urbaine ou rurale de souffrir, elle souffre toujours ».
» Aujourd’hui encore, et pour beaucoup de nos femmes, s’inscrire sous le couvert d’un homme demeure le quitus le plus sûr contre le qu’en-dira-t-on oppressant. Elles se marient sans amour et sans joie de vivre, au seul profit d’un goujat, d’un falot démarqué de la vie et des luttes du peuple. Bien souvent, des femmes exigent une indépendance sourcilleuse, réclamant en même temps d’être protégées, pire, d’être sous le protectorat colonial d’un mâle. Elles ne croient pas pouvoir vivre autrement « .
« L’émancipation de la femme passe par son instruction et l’obtention d’un pouvoir économique. Le travail au même titre que l’homme, les mêmes droits et devoirs sont des armes contre l’excision et la polygamie, armes que la femme n’hésitera pas à utiliser pour se libérer elle-même et non par quelqu’un d’autre ».
Attaque terroriste de Ouaga : le bilan provisoire fait état de 28 morts et...
Pour la première fois de son histoire, le Burkina Faso a été frappé par les terroristes à travers une série d’actions cordonnées d’une barbarie sans précèdent. Tout a commencé dans l’après-midi, avec l’attaque d’un convoi officiel de la Gendarmerie nationale dans la province de l’Oudalan, occasionnant deux morts et deux blessés.
Pour la première fois de son histoire, le Burkina Faso a été frappé par les terroristes à travers une série d’actions cordonnées d’une barbarie sans précèdent. Tout a commencé dans l’après-midi, avec l’attaque d’un convoi officiel de la Gendarmerie nationale dans la province de l’Oudalan, occasionnant deux morts et deux blessés.
Un peu plus tard dans la soirée, l’Hôtel Splendid, et le café Capuccino, à Ouagadougou font l’objet d’une attaque armée suivie d’une prise d’otage. Selon le bilan provisoire dressé par les autorités, ces actes barbares ont entraînés la mort de 28 morts, une cinquantaine de blessés civils, 4 blessés parmi les forces de défense et de sécurité .Du côté des assaillants, on compte trois terroristes. 156 otages ont pu être libérés.
Dans la même nuit, le Docteur Kenneth Arthur Elliot et son épouse Joceline de nationalité australienne, installés à Djibo depuis 1972 et responsables de la clinique Elliot seront enlevés.
Aussitôt, l’organisation criminelle Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) a revendiqué l’attaque. Pour le président du Faso, Roch Marc Christain Kaboré, « ces actes criminels, perpétrés contre d’innocentes personnes visent à déstabiliser notre pays et ses institutions républicaines et à saper les efforts de construction d’une nation démocratique, paisible et prospère »
.Aussi, tout en saluant le professionnalisme et la solidarité entre les forces de défense et de sécurité burkinabè et les forces spéciales françaises et américaines qui ont permis de lancer et de conduire avec succès l’offensive contre ces terroristes, le président a appelé les burkinabè à l’union et à la solidarité nationale pour venir à bout de ce phénomène car dit-il, la lutte anti-terroriste fait désormais partie de notre quotidien.
Un deuil national de trois jours a été décrété pour compter du dimanche 17 janvier 2016.
Ce que les femmes de Bobo attendent du nouveau gouvernement
Le Burkina Faso vit une étape importante de son histoire. Nouvelle année, nouveau président, nouveau gouvernement, nouvelle assemblée nationale, etc. En cette période plein d’espoir, chacun formule ses vœux pour le « nouveau Burkina ». Nous avons approché des responsables d’associations féminines dans la ville de Bobo-Dioulasso et elles semblent très enthousiastes :
Le Burkina Faso vit une étape importante de son histoire. Nouvelle année, nouveau président, nouveau gouvernement, nouvelle assemblée nationale, etc. En cette période plein d’espoir, chacun formule ses vœux pour le « nouveau Burkina ». Nous avons approché des responsables d’associations féminines dans la ville de Bobo-Dioulasso et elles semblent très enthousiastes :
Julienne Dembélé /Sanou, la coordonnatrice de l’association femme et vie : « les femmes attendent que le nouveau régime puisse leur prêter une attention particulière et que la femme n’occupe plus cette dernière place qu’elle occupait dans la société ». Elle soutient qu’en prenant en compte l’aspect genre, le nouveau gouvernement devrait travailler à ce que règne l’entente et la cohésion dans notre pays. Et si nous sommes en paix et que nous travaillons, nous pouvons atteindre nos objectifs. Les femmes attendent aussi que le nouveau gouvernement prenne en compte les femmes pour qu’elles puissent participer activement au développement de ce pays, ajoute –t-elle.
Alima Ouattara/ Ouédraogo, présidente de l’association mugnu le bi sigi dia : « Nous demandons aux nouvelles autorités de tenir compte des femmes parce que nous souffrons beaucoup. Nous sommes des commerçantes dans notre association et nous avons parfois besoin qu’on nous facilite l’accès aux crédits. Nous ne demandons pas qu’on nous offre de l’argent mais ce serait mieux si nous avions les crédits avec des garanties qu’on peut honorer. On nous demande parfois des documents d’une cours alors que avoir une cours n’est pas chose aisée pour tous ».
Ouédraogo Rasmata, fabricante de savon, présidente de l’association mussow ayi wili :
« Nous voudrions que le nouveau président tienne ses promesses et sortent les femmes de leur situation précaire ». Elle également a souhaité une facilitation au niveau de l’accès aux crédits. Et espère surtout que le volet éducation soit pris en compte dans l’élaboration du programme d’activité dunouveau gouvernement.
Ces femmes font partie de la multitude de femmes leader que compte le Burkina Faso. Seulement, elles sont en permanence confrontées à des difficultés de tout ordre. Leur souhait, que les services sociaux de base soient garantis afin que les principaux acteurs du développement œuvrent au mieux au développement du Burkina Faso.
A.B. Nicole OUEDRAOGS
Gouvernement Thiéba : Ies femmes toujours à la traîne
Comme pour la nomination du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les Burkinabè se sont réveillés, le matin du 13 janvier 2016, avec les noms des membres de leur gouvernement. Ainsi, selon des décrets en date du 12 janvier 2016 et rendus public au petit matin, le gouvernement du Burkina est composé de 29 membres : un ministre d’Etat, deux ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat. Le président du Faso garde le portefeuille de la Défense nationale.
Comme pour la nomination du Premier ministre, Paul Kaba Thiéba, les Burkinabè se sont réveillés, le matin du 13 janvier 2016, avec les noms des membres de leur gouvernement. Ainsi, selon des décrets en date du 12 janvier 2016 et rendus public au petit matin, le gouvernement du Burkina est composé de 29 membres : un ministre d’Etat, deux ministres délégués et quatre secrétaires d’Etat. Le président du Faso garde le portefeuille de la Défense nationale.
Quel sort a-t-il été réservé aux femmes du Burkina Faso qui font plus de 52% des Burkinabè ? On se rappelle que le Conseil des femmes du Burkina(CFB) dans une déclaration avait demandé au moins 30% pour les femmes. Finalement elle ont obtenu à peine 25% des postes soit sept femmes sur les 29 ministres. Celle qui occupe le poste le plus important est la ministre de l’Economie, des Finances et du développement, Mme Alizatou Rosine Coulibaly née Sori. Une maigre consolation pour elle et toutes les femmes du Burkina Faso qui espéraient voir une femme Premier ministre pour la première fois dans la l’histoire du Burkina. Quant au positionnement des autres femmes du gouvernement, force est de constater que ce sont les femmes qui sont au bas de l’échelle. Ainsi est-il que le Ministère du Développement de l’économie numérique et des Postes est revenu à Mme Aminata Sana née Congo et celui de la femme, de la solidarité nationale et de la famille à Mme Laure Zongo née Hien. Ces deux femmes, ajouté à Mme Coulibaly, donnent seulement trois ministères pleins aux femmes sur les sept qui officieront au gouvernement.
En ce qui concerne les quatre postes restant pour les femmes, il s’agit de deux ministères délégués et de deux secrétariats d’Etat. Mme Edith Clémence Yaka devient ainsi Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie, des finances et du développement, chargé du budget et Mme Rita Solange Agnetekoum née Bogoré occupe le poste de Ministre délégué auprès du ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Burkinabè de l’extérieur, chargé de la coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur.
Deux autres femmes essayeront de faire leurs preuves, l’une, Mme Yvette Dembélé, comme Secrétaire d’Etat auprès du ministre de la femme, de la solidarité nationale et de la famille, chargé des affaires sociales, des personnes vivant avec un handicap et de la lutte contre l’exclusion et l’autre, Mme Pauline Zouré, comme Secrétaire d’Etat auprès du ministre de l’Economie, des finances et du développement, chargé de l’aménagement du territoire.
Comme cela se laisse apercevoir, même si un effort semble avoir été fait avec un peu plus de femme dans le nouveau gouvernement burkinabè, du chemin reste à parcourir. Les femmes ne sont pas encore suffisamment représentées au gouvernement. Et quand elles y sont, elles sont reléguées au second plan, s’occupant des affaires des femmes et du sociale, comme si des femmes ne pouvaient pas diriger un ministère comme celui de l’Administration territoriale et de la Sécurité ou de la Défense.
Au-delà de la représentation des femmes dans ce nouveau gouvernement, la première remarque à faire sur ce gouvernement est la nomination de Simon Compaoré, ancien maire de Ouagadougou sous l’ex- président Blaise Compaoré, pendant plus de 17 ans, comme Ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la sécurité intérieure. Même si compte tenu de son passé il devrait maitriser le domaine, certains le voyait, vu son âge, à la tête d’une institution pour faire la place aux plus jeunes.
Il ressort aussi que des postes importants, voire de souveraineté, ont été attribués à des privés, comme celui des Affaires étrangères à Alpha Barry, ancien correspondant de RFI et actuellement prometteur de Radio Omega, un organe qui a le vent en poupe ces derniers temps au Faso ; de même que le ministère de la Communication et des relations avec le parlement à Rémi Fulgance Dandjinou, exerçant également dans le domaine des médias privés.
L’on observe aussi dans le découpage du gouvernement que le tourisme semble avoir été oublié et que la recherche et l’innovation sont désormais rattachées à l’enseignement supérieur. L’autre fait marquant de ce gouvernement est qu’il n’a pas de porte-parole. Il est aussi dépourvu de Secrétaire général, sauf si celui nommé sous la transition devrait poursuivre sa mission, dans lequel cas, il faudra le confirmé.
Enfin, deux ministres de la transition restent dans l’équipe gouvernementale, à savoir M. Filiga Michel Sawadogo qui continue comme Ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’innovation et M. Bessolé René BAGORO qui quitte le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat pour celui de la justice, des droits humains et de la promotion civique, Garde des Sceaux.
A. Traoré
Roch Marc Christian Kaboré, président : Tout est enfin accompli !
Il est né avec une cuillère d’or dans la bouche, dit-on. Depuis, son étoile brille dans le ciel burkinabè où il a occupé toutes les hautes fonctions. La seule qui manquait dans son escarcelle, c’était la présidence du Faso. Et depuis ce 29 novembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré est le président du Faso pour les 5 ans à venir.
Il est né avec une cuillère d’or dans la bouche, dit-on. Depuis, son étoile brille dans le ciel burkinabè où il a occupé toutes les hautes fonctions. La seule qui manquait dans son escarcelle, c’était la présidence du Faso. Et depuis ce 29 novembre 2015, Roch Marc Christian Kaboré est le président du Faso pour les 5 ans à venir. Tout est accompli. Portrait !
Roch Marc Christian Kaboré est le fils de l’autre. Charles Bila Kaboré, grand commis de l’Etat. Une année après l’indépendance de la Haute volta, soit en 1961, Charles Bila Kaboré, enseignant de formation, était nommé conseiller technique du ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, avant de devenir trésorier général de la Haute-Volta et membre du Conseil économique et social. Deux ans plus tard, en 1963 il est promu ministre des Finances, puis ensuite ministre de la Santé publique.
Conseiller financier et secrétaire général de la présidence de la République jusqu’en 1975, Charles Bila Kaboré sera ensuite nommé vice-gouverneur de la BCEAO jusqu’en 1982, avant de reprendre une place de conseiller technique puis de secrétaire général à la présidence burkinabè, jusqu’à sa retraite, en 1985.Lire la suite
Situation des femmes dans les zones de conflit : l’UNFPA tire la sonnette d’alarme
La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.
La situation des femmes dans les zones de conflit est alarmante et déplorable. C’est l’une des informations essentielles qui ressort de la dernière publication de l’UNFPA sur l’Etat de la population 2015.
Avec pour titre révélateur, « A l’abri dans la tourmente », sur la condition que vivent les femmes dans les zones de crise, le document interpelle les décideurs politiques et tous les acteurs concernés par cette situation sur l’urgence et la nécessité d’enrayer ou du moins ramener le problème à sa portion la plus congrue. Le rapport indique que 59,5 millions de personnes auraient été déplacées. Les catastrophes naturelles touchent 200 millions de personnes par an et plus de 100 millions de personnes ont besoin d’aide humanitaire dont un quart sont des femmes d’un âge compris entre 15 et 49 ans. 60 % des décès maternels évitables surviennent chez les femmes victimes d’un conflit, d’une catastrophe naturelle ou d’un déplacement.
Plusieurs facteurs expliquent la vulnérabilité des femmes, explique les auteurs. Il s’agit notamment de leur pauvreté et de la discrimination sexuelle dont elles font l’objet. A cela, on peut ajouter les violences sexuelles qui sont utilisées comme armes de guerre, le non-respect des droits fondamentaux et l’inadéquation de l’aide humanitaire pour ce groupe spécifique. Sur ce dernier point, il ressort concrètement que lorsque les soins médicaux sont fournis en temps de crise sans inclure les services liés à la grossesse, à l’accouchement ou à la contraception, la précarité des femmes s’aggrave.
Les conséquences des conflits, catastrophes, déplacements et autres crises sur les femmes sont souvent tristes voire dramatiques : infections sexuellement transmissibles, grossesses non désirées, la mortalité et la morbidité maternelle, les violences sexuelles, la prostitution, les accouchements à risque, etc.
Pour y remédier, l’UNFPA propose à toutes les personnes et structures concernées de prendre en compte la diversité des populations lorsque survient une crise pour accélérer sa résolution et renforcer la résilience. En amont, il préconise la prévention, à travers un monde moins vulnérable avec un développement inclusif équitable et respectueux des droits humains. L’autonomisation des personnes et des communautés touchées, leur accès à des services de santé sexuelle et reproductive, l’intensification de l’action humanitaire en tenant compte des femmes sont quelques solutions que présentent les concepteurs du document. Aussi le Sommet mondial sur l’action humanitaire de 2016 devrait-il, de leur point de vue, se pencher sur la question cruciale de la redéfinition l’action humanitaire, en accordant une place centrale à la santé et aux droits des femmes et des filles.
Sévérine Kabré
Sources UNFPA, Etat de la population 2015












