Ouagadougou a abrité, ce vendredi 9 janvier 2026, une journée d’échanges sur le féminisme. L’idée est de l’Organisation pour de Nouvelles Initiatives en Développement et Santé (ONIDS). La rencontre qui s’est déroulée sous forme de débats interactifs et participatifs, a été agrémentée de panels et de travaux.
Représentants d’associations féminines et masculines, leaders communautaires et religieux, journalistes et para-juristes ont pris part aux échanges.
La journée a débuté avec la session introductive sur « Féminisme et droits humains ». La deuxième est axée sur le féminisme au Burkina et ailleurs ; acquis et défis majeurs Le troisième point aborde les perceptions et représentations du féminisme par les acteurs.
Les intervenants ont été le Juriste et consultant en droits humains et santé sexuelle et reproductive Ali Kagambèga ; Annick Laurence Koussoubé du mouvement citoyen Femin-In, la directrice exécutive de l’Initiative Pananetugri pour le Bien-être de la Femme, Micheline Kaboré ; les juristes Mouhyiddine Ouédraogo et Conaïde Akouedenougje. La modération a été assurée par Cécile Thiombiano Yougbaré.
Les échanges ont été ponctués de travaux de groupes, de restitutions et de recommandations. Les résultats des travaux serviront de feuille de route pour des actions de sensibilisations, de mobilisation de ressources, d’appel au renforcement des capacités ainsi que de plaidoyer auprès des autorités.
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Des acquis engrangés
Aux termes des échanges, il ressort que le féminisme est un mouvement qui prend de l’ampleur et de plus en plus, le débat se mène dans les espaces publics.
Il y a des avancées majeures en matière de droits des femmes même si on constate la montée des mouvements anti-droits et l’épuisement des militantes. On compte aussi la naissance du collectif des féministes du Burkina Faso en 2023.
Il faut souligner également que l’adhésion à ces mouvements et collectifs est libre. D’ailleurs, de nouvelles alliances de féministes voient le jour et il est important pour elles, de se mettre en réseaux.
On retient en plus, que la lutte pour le féminisme a mis en lumière, le fait que pour certaines communautés, certaines violences infligées aux femmes sont considérées comme normales. Pourtant, elles ne le sont pas car ces violences sont un frein à l’épanouissement de la femme et mettent en péril, leurs droits fondamentaux. Ainsi, documenter ces violences a permis de valoriser leurs droits.
Françoise Tougry/Queenmafa.net









