Elles sont trois femmes admises à la retraite courant l’année 2025. Fortes de leurs expériences, de leur leadership et de leur contribution à l’édification de la nation, elles ont reçu une attention particulière, le 16 janvier 2026 à Ouagadougou.
C’était à l’occasion de la 6e édition des soirées de présentation de vœux et d’hommage aux membres de l’Association des Femmes Magistrats (AFM), indique le ministère en charge de la justice.

Fanta Yaro Sanogo
Elle intègre le corps de la Magistrature le 8 avril 1995. Elle occupe successivement les postes de juge d’instruction, puis de juge de travail au tribunal de Grande instance de Bobo-Dioulasso. Elle est ensuite nommée Conseiller à la Cour d’appel de Ouagadougou, puis présidente de la chambre sociale de cette même juridiction de second degré.
De 2016 à 2022 elle est appelée successivement aux fonctions de conseiller, puis présidente de chambre sociale à la Cour de Cassation jusqu’à sa retraite.
Elle a reçu deux décorations : Chevalier de l’Ordre National en 2011 puis Officier de l’Ordre de l’Étalon en 2020.

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Wend-Yam Kaboré
Elle intègre le corps de la Magistrature en 1987. Sa brillante carrière débute dans les juridictions de premier degré où elle exerce les fonctions de juge au siège au TGI de Ouagadougou, puis substitut du procureur du Faso en 1988.
Nommée ensuite Conseiller à la Cour de Cassation en 2014, elle est faite commissaire adjointe puis, commissaire du Gouvernement au Conseil d’État.
Hors des tribunaux et Cours, elle servira notamment comme expert national juriste au projet « information et sensibilisation sur le code des personnes et de la famille », puis Directrice de affaires juridiques au ministère de la justice, puis attachée d’Ambassade du Burkina Faso à New Delhi.
Elle est décorée successivement chevalier de l’Ordre de l’Étalon en 2008, puis Officier de l’ordre de l’Étalon en 2023.
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Elisabeth Bado Somé
En 1986, Elisabeth intègre le corps de la Magistrature après ses études de droits et sa formation couronnée de succès à l’ENAM. De 1986 à 1995 elle exerce les charges de substitut du Procureur du Faso, de juge d’instruction de Tenkodogo et de Kaya.
En 1995, elle est nommée substitut général à la Cour d’appel de Ouagadougou avant d’être nommée substitut général à la Cour d’appel de Bobo-Dioulasso de 1998 à 2008.
Promue à partir de 2008, conseiller, puis présidente de chambre au Conseil d’État, Elisabeth Bado Somé a reçu une distinction, Commandeur de l’Ordre de l’Étal.









