La cérémonie de dédicace du roman « Le dernier sacrificateur » de Abraham Ouèzéna Abassagué s’est déroulée, ce lundi 13 avril 2026 au CENASA. Après avoir marqué les esprits avec ses précédentes œuvres, l’auteur revient avec un nouveau roman captivant qui interroge l’humanisme de la société, la justice, la vengeance et l’amour.
A travers cette œuvre, l’auteur peint les maux de la société avec comme thème central les sectes, pratiques rituelles relatives au sacrifice humain.
« Le dernier sacrificateur” plonge le lecteur dans un monde imaginaire où les échanges interpellent la conscience et questionnent l’humanité. Il met en scène, un homme nommé Fréderick dont la quête de la richesse et d’ascension sociale a poussé à intégrer une secte malgré les mises en garde de sa femme Sarah. A côtés de ce thème central, figure des thèmes secondaires, tous abordés pour en tirer des leçons.
Ce roman, à la fois, tragique et donneur de leçon est perçu par le critique, Dr Parfait Ilboudo comme un courage qu’a eu l’auteur de mettre en littérature, ce phénomène de sacrifice humain.
Pour l’homme aux multiples casquettes, Abraham Ouèzéna Abassagué, « Écrire, c’est résister, s’affirmer, revendiquer sa culture. En un mot, écrire, c’est exister. Certains disent que si vous voulez cacher quelque chose à un nègre, mettez-le dans un livre! On prend ça comme un appel à parler de notre histoire et à magnifier nos valeurs », a-t-il déclaré.

Il a, par ailleurs, exhorté le public à cultiver l’amour de la lecture chez les enfants. Dans la même veine, le parrain de la cérémonie Abdoulaye Sourgou a invité le public à consommer sans modération ce livre et à cultiver l’amour de la lecture aux enfants pour qu’ils connaissent l’histoire du Burkina.

Publié aux éditions Hector Adams, “Le dernier sacrificateur” a été salué par son éditeur, qui a félicité l’auteur pour la qualité de ses œuvres. Il a souligné que, dans un contexte dominé par l’intelligence artificielle, beaucoup d’œuvres sont génériques et sans originalité, alors que les productions d’Abraham Abassagué sont toujours restées authentiques.
Pour l’auteur, ce thème a été choisi afin de tirer des leçons sur un terrain assez connu du grand public et pour inviter la société à une réflexion globale. Cette œuvre, préfacée par le docteur Guy Hervé, médecin- cardiologue, porte un message fort en invitant toutes les couches sociales à l’écriture et à la lecture.
Des productions qui témoignent également d’une quête de souveraineté. « Si nous n’écrivons pas, soit nous serons toujours obligéés de lire ce qui vient d’ailleurs, soit quelqu’un d’autre le fera à notre place et le récit sera à son avantage. A nous d’écrire notre histoire a notre avantage, a-t-il suggéré»
Sur la couverture du livre, on peut lire «Interdit aux -12 ans». Interrogé sur cette limitation d’âge, l’auteur explique que le contenu peut effrayer et choquer les enfants.
« Ce qui est dans ce livre peut choquer les enfants alors que ce n’est pas l’objectif recherché, si un enfant a peur, il ne lira pas d’autres livres. Vous-mêmes, en tant qu’adultes, si vous lisez ce livre la nuit, ce n’est pas sûr que vous n’allez pas ressentir quelque chose » a-t-il expliqué.
La dédicace du « Dernier sacrificateur » a été un moment de célébration de la culture et de la littérature. Elle a mis en lumière, le travail acharné d’un auteur engagé dans la défense de l’identité et la valorisation de la culture burkinabè. Par cette œuvre, Abraham Abassagué ne se contente pas de raconter une histoire, il interroge la société, dénonce des pratiques et invite à réfléchir sur l’humanité.
Latyfah Sawadogo (stagiaire)
Elisabeth Koama(stagiaire)
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