Dans une publication sur sa page Facebook, Abdoul Kadri Bancé, alias Abdoul Kadri le puceau, revient sur une volonté qu’il avait autrefois. Celle de lutter contre la prostitution à travers la production de podcasts afin de sensibiliser les populations sur les causes et les conséquences de ce phénomène. Mais, après une discussion avec un sage, il a compris que ce phénomène est bien plus complexe. Cependant, suite à cette publication, il a reçu de nombreux témoignages. Deux en particulier, ont retenu notre attention.
Le premier témoignage est celui d’une jeune femme de 20 ans, encore élève en classe de troisième. Elle raconte s’être retrouvée dans la prostitution à cause de la solitude. Elle se sentait seule, sans la moindre attention de ses parents. Souvent enfermée dans sa chambre, elle avait des pensées négatives. Alors, elle cherchait un moyen de se sentir mieux.
C’est dans cette quête d’attention et de réconfort qu’elle a fait la rencontre d’un homme sur les réseaux sociaux. Très gentil au début, il devient son confident.
Plus tard, il lui a parlé de son site de placement. Il lui a fait comprendre que non seulement, elle pouvait se faire de l’argent; Mais, aussi, elle pourra se changer les idées. C’est ainsi qu’elle entre dans ce milieu.
Aujourd’hui, elle affirme exercer le métier depuis deux ans. Elle dit ne ressentir aucun plaisir dans ce qu’elle fait, considérant cela comme un simple travail visant à satisfaire les clients. « La majorité de mes clients sont des hommes mariés. Certains cherchent chez nous, ce qu’ils ne trouvent pas dans leur couple ou fuient leurs problèmes », confie t-elle.
Elle évoque aussi des expériences négatives, parfois traumatisantes. Mais, elle reconnaît également avoir rencontré des clients respectueux. Elle se souvient d’un homme qui, pour son anniversaire, avait décoré une chambre d’hôtel avec un gâteau et du champagne, sans attendre de rapports sexuels en retour. Un geste qui l’a profondément touchée.
Le second témoignage est celui d’une autre jeune femme qui a commencé la prostitution en classe de première après une grossesse non désirée.
Devant la nécessité de financer un avortement clandestin qu’elle ne pouvait pas payer, elle dit avoir contacté une chaîne de mise en contact avec des clients dans le but de réunir l’argent destiné à l’avortement.
Au vu de l’argent qu’elle gagnait, ce qui devait être ponctuel devient une activité prolongée de deux ans. Aujourd’hui encore, elle confie avoir rechuté récemment, bien qu’elle soit en couple avec une personne qu’elle aime et qui l’aime en retour.
Elle dit chercher des conseils et des solutions pour s’en sortir définitivement.
À travers ces deux histoires, force est de constater que certaines personnes vivent des situations difficiles et sans accompagnement ni soutien, elles peuvent faire de mauvais choix. La solitude, les problèmes personnels ou le manque d’aide ont poussé ces deux jeunes filles vers la prostitution. D’où l’ intérêt de maintenir l’écoute et l’entraide et la solidarité dans les familles.
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