Dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires, le renforcement des capacités des acteurs communautaires sur la consolidation de la paix apparaît comme une nécessité. C’est dans cette dynamique que Diakonia en partenariat avec Equipop, Femme Action et Développement (FAD) ainsi que Gorée Institute a initié, du 27 avril au 1er mai 2026 à Ouagadougou, une session de formation au profit de 20 formateurs et formatrices. Cette initiative vise à renforcer leurs capacités sur les agendas Femmes, Paix et Sécurité et Jeunesse, Paix et Sécurité.
Comment, en tant que formateur ou animateur, renforcer la participation des femmes et des jeunes dans la prévention des conflits et la consolidation de la paix ? C’est la question centrale qui a guidé les échanges de ces cinq jours de formation.
Des techniques de facilitation aux approches féministes en passant par le plaidoyer, les violences basées sur le genre, les enjeux liés aux agendas Femmes, Jeunesse, Paix et Sécurité, les participants ont été outillés sur des thématiques variées.
Grâce à une approche participative, combinant théorie et pratique, la formation est axée sur des travaux de groupe au cours desquels, les participants se sont mis dans la peau des formateurs.
Les participants sont maintenant, aptes à contribuer de manière efficace à la mise en œuvre de ces agendas.
A chacun de jouer, sa partition
Le formateur ou l’animateur, joue des rôles-clés dans la consolidation de la paix. Il s’agit entre autres, du rôle de transmetteur de savoirs, de développeur de compétences et d’éveilleur de conscience.
« Le formateur dans un contexte de paix et de sécurité n’est pas un enseignant. Mais, un médiateur, un facilitateur, un accompagnateur du changement porteur d’un message d’espoir réaliste », a expliqué le formateur, Doudou Dia par ailleurs, directeur exécutif de Gorée Institute.
Un bon formateur, c’est également celui qui maîtrise les thématiques sur lesquelles, il intervient et surtout, la maîtrise des instruments juridiques nationaux et internationaux qui encadrent les deux agendas.

Des sentiments de gratitude
Aux termes de la formation, Aimé Désiré Yerbanga prenant la parole au nom du directeur des programmes de Diakonia Sahel, a félicité les participants pour leur disponibilité, leur assiduité et les sacrifices consentis tout au long de la semaine.

Il a adressé ses remerciements aux formateurs pour la qualité de la formation et le travail accompli. « Cette formation a été très enrichissante et nous a permis de renforcer nos capacités. L’important maintenant, c’est de transformer ces acquis en actions concrètes dans nos communautés pour qu’ensemble, nous puissions relever les défis liés aux agendas Femmes Paix et Sécurité et, Jeunesse, Paix et Sécurité », a-t-il conclu.
La porte-parole des participants, Aminata Diallo, a exprimé la gratitude des participants pour l’initiative. Aux formateurs, elle a dit merci pour leur expertise.
« Nous sommes venus avec des connaissances. Mais, votre expertise, votre façon de faire nous a élevés. Nous repartons enrichis, mieux outillés et profondément reconnaissants ». Avant d’ajouter : « Cette formation nous a, non seulement transmis des connaissances précieuses. Mais, elle nous engage désormais, à les mettre en pratique pour devenir des facilitateurs compétents, prêts à agir et à impacter positivement nos communautés ».
Experte genre, en sensibilité au conflit et en maintien de la paix, la formatrice Kadidiatou Berthé a, pour sa part, exhorté les participants à ne pas laisser leurs notes dormir. Mais, à en faire une boîte à outils.
« Un bon facilitateur, une bonne facilitatrice, c’est celle qui n’est jamais surprise. Ayez votre boîte à outils tout le temps, prête à être utilisée et mettez-vous dans la peau de ces facilitatrices et ces facilitateurs extraordinaires que vous êtes, à partir de maintenant ! », a conseillé la sociologue.

Bien plus qu’un renforcement de capacités
Les participants ressortent de cette formation, plus que satisfaits. Ils repartent avec des compétences renforcées et une responsabilité de contribuer à la mise en œuvre efficace des agendas Femmes Paix et Sécurité et Jeunesse Paix et Sécurité dans leurs communautés respectives.
La formation a pris fin par une cérémonie de remise d’attestations de participation aux participants. L’atelier est initié dans le cadre du projet ‘‘Pour des agendas Féministes, Paix et sécurité-Africaines de l’Ouest et du Sahel solidaires pour la paix’’. Il est mis en œuvre au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Niger, au Tchad et au Togo par le consortium. Cette activité a réuni une vingtaine de participants venus des régions du Djôrô, du Kadiogo, du Kuilsé et du Yaadga.
Françoise Tougry
Béatrice Koala (Stagiaire)
Queenmafa.net


