Sahal Tech Innovation Labs : Un espace d’opportunités et de transformation technologique

Ce samedi 23 mai 2026, c’est un ouf de soulagement pour les amoureux de la technologie de pointe. Sahal Tech Innovation Labs a pensé à vous, en mettant en place, un centre de formation consacré à l’intelligence artificielle, la cybersécurité, le développement numérique et l’entrepreneuriat technologique. Située à Ouaga 2000, la structure entend contribuer à la souveraineté numérique du Burkina Faso et au développement de nouvelles compétences.

Des ordinateurs dernière génération, des câblages hautement performants, du personnel qualifié, de grandes ambitions !  Voici l’arsenal des promoteurs de Sahal Tech Innovation Labs dont l’objectif est de répondre aux besoins des États, des entreprises et du marché international. Toutes les couches sociales ont accès à la formation.

La salle informatique

Pour la directrice générale de ce centre, Nelly Minoungou Zagré, la cérémonie d’inauguration dépasse le simple cadre d’un lancement. Elle est un acte national : celui d’une institution qui s’engage, avec l’appui des plus hautes autorités, à contribuer concrètement au développement technologique et humain du Burkina Faso.

« Nous nous engageons à offrir  des formations de qualité, à maintenir de la rigueur dans notre gouvernance et à produire des résultats tangibles, au service de la nation », a-t-elle rassuré.

Madame la directrice a rappelé que l’inauguration du centre s’inscrit également dans la vision du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, plaçant ainsi, la souveraineté nationale, la sécurité du peuple et le développement endogène au cœur de l’action gouvernementale. Cela veut dire que les fils et filles du Burkina sont capables de construire eux-mêmes, leur propre avenir.

Sahal Tech Innovation Challenge STIC’ 26 : Valoriser la créativité des jeunes

Au cours de la cérémonie de lancement, les organisateurs ont annoncé la première édition d’une compétition dénommée STIC’26. Il est adressé aux porteurs de projets.

Selon la directrice administrative et financière Brigitte Banazaro, à travers le STIC, il est clair que la technologie n’est pas réservée qu’aux autres. Les africains aussi peuvent la créer, la maîtriser et exceller dans ce domaine.

« Notre objectif est de faire sortir l’Intelligence Artificielle des laboratoires, pour l’emmener dans les champs de nos agriculteurs, dans les salles de classe de nos enfants, dans les services financiers des petites et moyennes entreprises», a-t-elle précisé.

Pour les détails techniques de cette compétition, le directeur cybersécurité & programmes de formation, Diderot Cidjeu a donné les grandes lignes.

Les thématiques éligibles

Pour prendre part à la compétition, les projets doivent porter sur l’utilisation innovante de l’IA dans l’agriculture, la santé, l’éducation, les finances. La date limite de soumission des dossiers est le 20 juin 2026. Les projets peuvent être soumis quel que soit leur degré d’implémentation, même en phase purement conceptuelle.

Dans le cadre du Sahal Tech Innovation Challenge, les candidats sont invités à adopter une approche qui est « Security by design ». C’est-à-dire, penser aux questions de sécurité dès la conception de leurs projets, et non en bout de chaîne.

Individus, organisations, ou groupes d’individus et/ou d’organisations, votre candidature est fortement encouragée.

Visite des locaux suivie de la signature du livre d’or.

Les principes de sélection

Parmi les projets soumis, 10 seront retenus pour des auditions devant un jury, prévues fin juin–début juillet 2026.

Concernant les résultats finaux, trois projets seront primés. Les autres pourront bénéficier de contrats de partenariat avec Sahal Tech selon la pertinence de leurs projets.

Quant à la cérémonie de clôture, elle est fixée au 30 juillet 2026, avec la remise officielle des prix. Le poster de l’événement contient un lien et un code QR renvoyant vers le règlement complet de la compétition et le formulaire de soumission des projets.

« Le futur de l’innovation africaine ne dépend pas uniquement de notre capacité à créer. Il dépend aussi de notre habilité à sécuriser ce que nous créons. C’est ensemble, en alliant innovation et sécurité, que nous bâtirons un avenir numérique prospère et durable pour l’Afrique », a-t-il souligné.

La cérémonie de lancement a  bénéficié du soutien des sponsors tels que Huawei et Orange Burkina Faso, des partenaires stratégiques qui croient en la jeunesse africaine et en sa capacité à maîtriser les technologies de demain.

 

Françoise Tougry

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