Dr Pègd-Wendé Ragnim Som Prisca Marie Ariane Zoundi a soutenu thèse de doctorat en pharmacie, ce 17 juillet 2026, l’Institut supérieur des sciences de la santé (INSSA) de l’université Nazi Boni de Bobo-Dioulasso. Ses travaux, ont été sanctionnés par la mention Très Honorable avec les félicitations du jury. « Étude des facteurs communautaires influençant l’automédication par les officines privées de Bobo-Dioulasso au Burkina Faso », est son thème, nous rapporte Santé Commune TV.
La soutenance a mis en avant, des statistiques assez révélateurs. L’étude menée auprès de 313 patients fréquentant les officines privées de Bobo-Dioulasso dévoile que près de deux patients sur trois (64,5 %) ont eu recours à l’automédication par les antimicrobiens. Dr Zoundi informe que l’officine constitue la principale source d’approvisionnement (97,8 %), tandis que 96,2 % des participants conservent des restes de médicaments à domicile, favorisant leur réutilisation sans avis médical.
Plus encourageant encore, la majorité des personnes interrogées présentaient un niveau de connaissances au moins moyen (76,7 %) ainsi qu’une attitude globalement favorable (77,3 %). Toutefois, ces connaissances ne se traduisent pas toujours en bonnes pratiques concernant les indications précises des antimicrobiens et la durée correcte des traitements.
Lire aussi Cancer de l’endomètre : Quand Dr Prisca Tassembédo décroche la mention très honorable
Un problème aux causes variées
Dans cette recherche, Dr Zoundi montre que les causes de l’automédication sont les expériences antérieures, les conseils de l’entourage, les difficultés d’accès aux soins, le manque de temps et le coût des consultations.
Aussi, le niveau d’instruction constitue le principal facteur associé à la fois au recours à l’automédication et au niveau de connaissance des patients. Ces résultats vont contribuer à sensibiliser les populations, à renforcer la réglementation sur la dispensation des antimicrobiens et à amélioration l’accès aux soins, afin de promouvoir un usage plus rationnel de ces médicaments.
L’efficacité du traitement répond à des conditions
Selon Dr Zoundi, chaque antibiotique pris sans indication, chaque traitement interrompu prématurément ou partagé avec un proche contribue silencieusement, à la progression de l’antibiorésistance. À l’inverse, chaque prescription respectée et chaque conseil pharmaceutique suivi constituent un pas vers la préservation de l’efficacité des traitements pour les générations futures.
. “Nous saluons une jeune professionnelle dont le parcours illustre parfaitement que l’excellence scientifique prend tout son sens lorsqu’elle est mise au service de la société. Puisse cette réussite ouvrir la voie à une carrière riche en innovations, en leadership et en contributions majeures à la santé publique au Burkina Faso et bien au-delà”, a indiqué Santé Commune TV.
Pour rappel, Dr Zoundi est Chargée nationale à la Communication du Club des Jeunes Filles Leaders du Burkina Faso (CJFL Burkina Faso), Trésorière de l Association pour le Bon Usage des Médicaments (ABUMed-BF , collaboratrice de CHART et entrepreneure.


