A travers une sortie conviviale de son Club de leadership au Parc Bangr-Weogo, l’Association action pour un Monde Meilleur (AMM) a commémoré en différé, ce samedi 30 mai 2026, la Journée internationale de l’hygiène menstruelle sous le thème “ Nos corps ne sont ni honteux ni invisible : défendre la santé mentale et menstruelle des femmes handicapées”. L’objectif est d’offrir un espace sûr, bienveillant et inclusif, où les femmes et filles handicapées pourront échanger librement, partager leurs expériences et renforcer leurs capacités autour du lien essentiel entre la gestion menstruelle et la santé mentale.
Chaque année, le 28 mai marque la célébration de la Journée internationale de l’hygiène menstruelle. Un moment clé pour briser les tabous liés aux menstruations et promouvoir une gestion saine, digne et inclusive.

Afin de s’aligner dans cette dynamique, l’Association action pour un Monde Meilleur a choisi les femmes et filles handicapées comme cible à sensibiliser. Elles sont environ 25 femmes à participer à la sortie conviviale du Club de leadership de AMM.
Une activité meublée de diverses activités
Causerie éducative : Comprendre la gestion menstruelle et déconstruire les mythes et tabous, échange avec une psychologue sur le lien entre menstruation et santé mentale et la gestion du stress, émotions et estime de soi, sont d3s activités phare de la sortie.

Enrichie d’activités d’expression “ comment je me sens pendant mes règles”, Jeux ludiques et interactifs, partage d’expériences personnelles et conseils pratiques entre participantes, les bénéficiaires ont un cadre favorable pour s’exprimer sur la gestion des menstrues.
Chargé de communication à l’Association Action pour un Monde Meilleur, Faouziatou Traoré a tenu à rappeler l’importance du thème retenu, avant de préciser le choix des personnes handicapées. « la cible de l’association ce sont les personnes handicapées. Nous sommes dits que ce serait important d’avoir un cadre de rencontre avec les femmes et filles handicapées au cours duquel nous allons discuter de l’hygiène menstruelle. A savoir : comment se comporter lorsqu’elles ont leurs règles, le bon pratique et ce qu’il ne faut pas faire », a éclairé Faozia.
Animatrice en santé sexuelle et de la reproduction, Rasmata Derra a partagé des comportements à adopter et les modes de protection pendant les menstrues avec les participantes. « Avec le handicap, certains endroits ne sont pas parfois adaptés à la gestion des menstrues. Donc, avec les témoignages qu’elles ont eu à donner, elles sont souvent obligées de rester à la maison, de ne pas aller à l’école , a-t-elle précisé.

Pour l’occasion, Rasmata demande aux agents de santé, de faire preuve de patience face aux personnes vivant avec un handicap. « C’est surtout très important car il suffit de dire un mot déplacé et elles se sentent discriminées », a-t-elle lancé.
Un comportement, qui pour Rasmata, pourrait pousser ces femmes à s’éloigner des hôpitaux.

Participante à l’activité, demoiselle Kaboré, est une personne vivant avec un handicap, déterminée à beaucoup apprendre sur la gestion des menstrues pour éviter les grosses précoces et bien d’autres maux. « Je suis ici ce matin pour plus m’imprégner de la gestion des menstrues et d’éviter les maladies dues aux règles », a-t-elle déclaré.
Ce qu’elle ne regrette pas au regard de ses acquis grâce à la sortie conviviale. « L’activité m’a été très bénéfique. J’ai appris comment gérer le stress pendant mes menstrues, comment gérer les règles et à me protéger », a-t-elle laissé entendre.
AbdoulayeOuédraogo /www.queenmafa.net


