« Mamans. Chill et confidences » : Parler sans tabou du corps de la femme

Elles étaient en blanc et belles à vous couper le souffle. Elles, ce sont les participantes à « Mamans, chill et confidences », une activité dédiée aux discussions sans tabou sur la féminité, la maternité et le couple. Le dimanche 31 mai 2026, à Ouagadougou, avec des femmes inspirantes telles que Aminata Bambara Yaméogo, sage-femme et promotrice de la clinique d’accouchement Laël et Ariane Rabo, pâtissière, entrepreneure également promotrice de Chez Zaza, s’est tenu un panel sous la modération de Dr Jessica Fleur Badini, pharmacienne.

Initiatrice de « Mamans, chill et confidences », Neïla Nao Ouédraogo. Pharmacienne et promotrice de Malaïkaz avait un objectif. Celui d’offrir aux femmes, un espace pour qu’elle puisse s’exprimer, se libérer, apprendre. Malaïkaz est une structure qui accompagne les mamans, les enfants et futures mamans dans le domaine de la santé et du bien-être.  Réunies autour d’une même préoccupation, les femmes ont parlé d’accouchement par voie basse ou césarienne, de grossesse, de ́. Après accouchement, de l’allaitement d’épisiotomie, de la vie de couple, de comment gérer le bébé, la belle-famille…

                                                         La modératrice

« J’’ai été vraiment surprise de la participation active des femmes. Je pensais qu’elles allaient être timides, chacune dans son coin. Mais, on a échangé à cœur ouvert.  Elles ont parlé de choses très personnelles et ça fait plaisir », a-t-elle déclaré.

Selon la promotrice de l’évènement, ses attentes sont comblées. Toute chose qui donne des motifs de satisfaction.

Pour la panéliste Aminata Bambara Yaméogo, les femmes traversent d’énormes difficultés après l’accouchement. Mais, elles ne savent pas comment s’en sortir. En plus de ce problème, il y a le baby blues ou syndrome du 3e jour. Qui les fatigue ainsi que la dépression.

                            Aminata Bambara Yaméogo, la panéliste

Le Baby Blues veut dire, les trois premiers jours avant que le lait ne vienne. Pendant cette période, elles commencent à stresser. « Dès lors que la femme sait qu’elle est enceinte, nous lui conseillons de trouver un centre où on fait la préparation à l’accouchement, psychologiquement et physiquement », a indiqué la sage-femme.

Des conseils pertinents

Les professionnels de la santé ont mis sur la table, une panoplie de recommandations en faveur des participantes.

La toute première est celle sur laquelle, elles ont insisté. « Ne comparez pas vos maternités, vos accouchements et vos corps avec ceux des autres ! Ne décidez pas de votre accouchement césarienne ou voie basse ! Suivez les conseils des gynécologues », a-t-elle martelé.

Les participantes ont également mis l’accent sur l’âge, soucieuses de la pression de la société et les risques de faire un enfant après quarante ans.

Sur ce point, elles ont été rassurées et invitées à ne pas vouloir faire comme tout le monde, à ne pas se laisser influencer par ce qu’elles entendent de gauche à droite.

                                            La promotrice de chez Zaza

Au cours des échanges, les projecteurs ont été mis sur le choix du bon partenaire. En la matière, savoir choisir le bon partenaire n’est pas seulement un critère. C’est également une question d’engagement, de responsabilité, de soutien et de communication franche.

Elles ont aussi mis le doigt sur le bien-fondé de respecter l’intimité des femmes après l’accouchement. Cette responsabilité revient aux accompagnantes et à celles qui douchent les mamans.

« Il n’y a pas de concours ni de trophée pour de meilleures mamans. Le plus important, c’est de prendre soin de vous, de bébé et de papa pendant la grossesse et après l’accouchement », a souligné dame Bambara avant de renchérir « Lisez régulièrement ce qui est écrit dans votre carnet de santé pour mieux comprendre votre grossesse et si vous sentez qu’il y a quelque chose qui ne va pas, courez vite en consultation !», a-t-elle confié.

Pour terminer, face aux caprices de grossesse, il est demandé aux partenaires d’être indulgents, compréhensifs et participatifs. Ils doivent, en outre, savoir que les congés de paternité ne se limitent pas à la course aux ordonnances. Mais aussi, à un soutien physique, moral et affectif commun.

Concernant la relation à distance, il est préconisé une communication constante et une solidarité dans les actions parce que la femme enceinte est vulnérable psychologiquement.

L’arrivée d’un bébé est très délicate et ne saurait être une occasion de frustration et de mépris, de la part de qui que ce soit, parents, amis ou entourage.

Autres conseils

Après l’accouchement, à cause de la suture, il ne faut pas garder les urines parce que ça brûle. Cela peut augmenter le saignement. Même quand il y a épisiotomie, il faut pisser, se lever et marcher régulièrement.

Pour retrouver l’harmonie de votre corps, prenez le temps de guérir physiquement et émotionnellement, reprenez les choses en douceur !

Prenez progressivement soin de vous et évitez l’utilisation des « secrets » !

Vous pouvez penser à une rééducation du périnée, que l’accouchement soit par voie basse ou césarienne. Le tout soutenu par des exercices physiques ou avec les soins chez une kinésithérapeute. Cela vous permettra d’avoir un bon résultat.

Avec votre partenaire, faites, de temps en temps, des sorties ensemble !…

Françoise Tougry

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