La 8e édition de la semaine nationale de l’albinisme se tient du 10 au 15 juin 2026 à Ouagadougou. Initiée par l’Association des Femmes albinos du Burkina (AFAB), l’objectif est d’inviter la population à porter un regard nouveau sur les albinos car l’albinisme n’est ni une malédiction, ni un mystère. C’est simplement une question de couleur de peau.
La semaine a débuté avec une conférence publique dirigée par la direction de l’éducation inclusive. Au menu de cette édition, une course cycliste, une nuit culturelle…
Placé sous le thème «Fièrement dans ma peau : briser les stéréotypes pour l’inclusion et la protection des personnes atteintes d’albinisme au Burkina», le message qui se cache derrière est un appel à l’acceptation.
«Chaque être humain quel que soit la couleur de sa peau mérite respect et dignité. Huit éditions, huit ans de lutte contre les préjugés.
C’est pour cette raison que la lutte doit être permanente et continue parce qu’il est important de croire en sa propre valeur et de refuser que les préjugés définissent ce que nous sommes», a indiqué Maïmouna Déné, la présidente de l’AFAB.
Selon ses dires, le Burkina Faso a adopté la loi 010 qui porte sur la protection et la promotion des personnes handicapées. L’albinisme fait partie de la catégorie des personnes handicapées au Burkina. En droite ligne avec ses principes, l’association mène des actions pour réduire les stigmatisations qui aggravent la situation des albinos et les complexent davantage.

Conscients des difficultés rencontrées par les albinos,
le ministère de la famille et de la solidarité a engagé des reformes et des révisions en cours.
«Dans ce processus il y a des actions qui encadrent et combattent efficacement, l’exclusion des albinos.
Ils ont pleinement un rôle à jouer dans le processus de développement de notre pays», a souligné Boureima de Salam Ouédraogo, représentant de la ministre de la solidarité et de la famille.
Du fond du coeur
La présidente de l’association a saisi l’occasion pour lancer un cri de cœur. Celui d’accorder aux personnes albinos, le droit d’exister.
« Les albinos viennent des personnes non albinos et qui ont des enfants également qui ne sont pas albinos. Aujourd’hui, plus que jamais, les personnes albinos ont besoin de l’acceptation de tous surtout, dans ce contexte climatique ou ĺes températures sont très fortes. On a besoin d’être accompagné pour mieux nous protéger et pouvoir vivre sainement», a t-elle argumenté.
Au nom de tous les albinos, Maïmouna Déné invite les autres associations à poursuivre dans la même dynamique pour que les albinos puissent occuper leur place de choix dans le développement du Burkina Faso.
Albiweek 8 se déroule avec l’accompagnement de sa majesté Mogho Naaba Baongho, la marraine Adja Bonkoungou et le système des Nations unies.
Francoise Tougry


