Burkina Faso: Un pasteur mis en cause pour viols sur plusieurs femmes de son église

Le Parquet du Faso près le Tribunal de Grande Instance de Ouaga II a rendu public un communiqué faisant état de plaintes  de plusieurs femmes  victimes de viol ou de tentatives de viol graves  contre MOUMOUNI Ibrahima dit Pasteur Guillaume le Patriarche, responsable de l’église TABERNACLES des Citoyens.

Selon le communiqué daté du 19 juin 2026, plusieurs femmes fréquentant cet établissement religieux ont porté plainte pour viol, tentative de viol, outrage public à la pudeur, atteinte à la pudeur, abus de faiblesse, menaces, coercition, escroquerie et blanchiment de capitaux.

Le Parquet indique que le mis en cause se serait servi de son autorité d’« homme de Dieu » pour contraindre ses fidèles à des relations sexuelles, par subterfuges ou menaces ouvertes. Il leur réclamerait également de l’argent à son profit, au préjudice des plaignantes et d’autres victimes.

Le Commissariat de Police de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou a été saisi. Plusieurs plaignantes ont été auditionnées, ainsi que des témoins. MOUMOUNI Ibrahima a été interpellé et placé en garde à vue. Les investigations se poursuivent en vue d’auditionner toutes les autres victimes, témoins, et d’accomplir les actes nécessaires à la manifestation de la vérité.

Le Parquet invite toute personne victime ou témoin à se rapprocher du Commissariat de l’Arrondissement 12 de Ouagadougou pour déposition.

Plusieurs femmes fréquentant cet établissement religieux ont porté plainte pour viol, tentative de viol

Au-delà des violences sexuelles : escroquerie et blanchiment de capitaux

L’affaire ne se limite pas aux accusations de nature sexuelle. Le communiqué du Parquet révèle que MOUMOUNI Ibrahima est également mis en cause pour escroquerie et blanchiment de capitaux, des chefs d’inculpation qui élargissent considérablement la portée de l’affaire.

Ces éléments laissent entrevoir un système organisé dans lequel l’emprise religieuse aurait pu servir de levier non seulement pour des abus sexuels, mais aussi pour soutirer des sommes d’argent aux fidèles. L’église TABERNACLES des Citoyens se retrouve ainsi au cœur d’une enquête aux multiples ramifications, alliant violences basées sur le genre et infractions économiques.

Les investigations, qualifiées d’exhaustives par le Parquet, sont toujours en cours. L’institution judiciaire a d’ores et déjà fermé l’église pour les besoins de l’enquête, une mesure qui témoigne de la gravité des faits présumés et de la détermination des autorités à faire toute la lumière sur cette affaire.

 

 

Source : Communiqué N°2026-584, Parquet du Faso / TGI Ouaga II, 19 juin 2026

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