Hémorragie du post-partum : la députée Aïda Koné appelle à étendre la sensibilisation dans les villages et les écoles

Du 02 au 03 juillet 2026, la Société des Gynécologues et Obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé un atelier en faveur des parlementaires afin qu’ils puissent plaider en faveur de la carbétocine, une molécule contribuant à la lutte contre l’hémorragie après accouchement.

À l’issue des travaux, la députée Aïda Koné, conseillère technique à l’Assemblée législative du peuple, a livré ses recommandations pour renforcer la sensibilisation et prévenir cette importante cause de mortalité maternelle.

Pour elle, cela est plus qu’une nécessité de développer des initiatives capables d’atteindre un plus grand nombre de femmes, notamment celles vivant en milieu rural. Pour y parvenir, la députée suggère à la SOGOB de s’appuyer sur les radios rurales, qu’elle considère comme un puissant moyen de sensibilisation.

« Nous avons également suggéré à la SOGOB de nouer des partenariats avec les radios rurales, parce qu’il y a des émissions qu’elles font à l’endroit des femmes, à travers des concours et des débats sur des thématiques très intéressantes. Par ce canal-là, on pourrait toucher beaucoup de femmes pour les sensibiliser par rapport à l’hémorragie du post-partum », a-t-elle expliqué.

Aussi, la prévention doit commencer très tôt, notamment dans les classes. Ainsi, elle suggère l’introduction de l’hémorragie après accouchement dans le système éducatif d’autant plus que des enseignements relatifs à l’éducation à la vie familiale et à la santé sexuelle et reproductive sont déjà dispensés.

« La femme, c’est la jeune fille d’abord en miniature qu’il faut regarder. Si on est arrivé aujourd’hui, à parler des menstrues à l’école, où les petits garçons apportent leur aide aux petites filles, on peut aussi introduire cette question-là pour commencer déjà à sensibiliser la jeune fille », a-t-elle proposé.

Pour la parlementaire, cette approche permettra de sensibiliser et de lutter efficacement contre les hémorragies après accouchement et réduire le nombre de décès qu’elles causent.

« C’est à titre préventif et cela pourrait aider à lutter contre l’hémorragie du post-partum et faire en sorte que les indicateurs que l’on vient de nous présenter diminuent et qu’ils ne soient plus une des causes des décès maternels », a-t-elle conclu.

 

Bertrand Somé (Stagiaire)

 

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