Agenda Femmes, paix et sécurité  : Diakonia lève les obstacles pour l’atteinte des objectifs

Du 28 au 30 juillet 2026, s’est tenu à Ouagadougou, sous l’égide de l’ONG Diakonia, un atelier de capitalisation du projet agenda Femmes, paix et sécurité (FPS). L’atelier réunis les associations bénéficiaire du projet FPS. Josette de-Bernard Aissé, chargée générale de gestion des connaissances à Equipop, a été l’une des formatrices. Pour elle, les associations contribuent énormément aux changements de mentalités et à la promotion de la paix.

En prenant part à cet atelier, Josette de-Bernard a soutenu Diakonia et ses partenaires pour la capitalisation des projets mis en œuvre sur la période de 2025 à 2026. Elle s’est alors, basée sur « l’approche orientée changement », focus sur l’interprétation des chiffres.

« Cette approche permet de documenter les petits pas que nous avons franchis dans le processus d’un projet, de nous évaluer en fonction des objectifs à atteindre, les résultats obtenus, ce qu’on devait faire ou les mauvaises pratiques qui ont vraiment influencé négativement nos actions sur le projet. Donc, cette approche a été réadaptée en fonction du projet FPS », déclare-t-elle.

Un exercice de capitalisation

Parlant de statistiques, voici quelques données relatives aux acquis du projet. On note 35 groupes accompagnés, 27 espaces de dialogues créés et soutenus, 15 initiatives soutenues trois plaidoyers réalisés et 1573 personnes formées. En outre, 312 jeunes, 1683 femmes, 825 personnes déplacées internes ont été touchées.

Selon la consultante, le process au Burkina est marqué entre autres, par beaucoup les nombreux règlements et nouvelles lois par rapport aux OSC ainsi que l’insécurité qui constitue un frein parce qu’elle rend difficile, l’accès dans certaines zones d’intervention du projet, Mais, malgré tout, de bonnes initiatives ont été mises en place. Une dizaine de projets ont été identifiés dont trois en cours et deux déjà réalisés.

A cela, s’ajoutent beaucoup d’actions de renforcement de capacités sur les actrices mobilisées, les femmes et les jeunes dans le process de sécurité, plus de connaissances sur la loi et l’agenda FPS, une augmentation des activités génératrices de revenus.

« Ce sont des moments qui ont facilité les échanges entre les femmes, la résolution de conflits, la prise de parole par les femmes pour dénoncer certains fléaux, la valorisation de leurs droits dans les petits espaces communautaires et l’engagement de chaque partie prenante », explique Josette.

Josette est en train de suivre les travaux de groupe suivis d’explications.

Comme obstacle à l’atteinte des objectifs, il y a principalement, la persistance des stéréotypes et les pesanteurs socioculturelles. Par contre, en termes de bonnes pratiques, Josette a cité la masculinité positive qui a permis de faire des hommes, des alliés pour le projet ; des espaces simi-an intégrant des regroupements de femmes autour des causeries éducatives, des partages d’informations et des activités génératrices de revenus.

En guise de recommandations, il faudra d’une part, identifier auprès des OSC partenaires, des lignes budgétaires pour faire leur propre évaluation des projets. En plus, il est nécessaire, à en croire la formatrice, de prolonger la durée des projets car le changement de comportement et de mentalité est parcours de longue haleine. Le délai de six mois est assez court et ne favorise pas l’évaluation l’impact des actions menées.

Françoise Tougry

 

 

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