Allaitement maternel : Une expérience à vivre absolument

Allaiter, c’est nourrir son bébé avec son propre lait, installer le nouveau-né ventre contre ventre et lui donner le sein à la demande, de jour comme de nuit. Un besoin essentiel pour la mère et l’enfant qui communiquent par le canal des seins. Pour Mme Sandra, enseignante du primaire vivant dans la commune rurale de Pabré.  Aujourd’hui âgée de 46 ans, elle confirme qu’allaiter est l’une des meilleures expériences qu’elle ait vécues.

Sandra a eu son premier enfant, une fille à l’âge de 29 ans. La montée laiteuse a débuté 24h après l’accouchement. Mais, elle a commencé véritablement à lui donner le sein quelques heures seulement après la délivrance. En ce moment c’est le colostrum qui sortait.

Le colostrum est le lait maternel produit par le corps pendant la grossesse et les premiers jours qui suivent la naissance. On parle parfois aussi « d’or liquide » à cause de sa couleur jaune marquée et de ses nombreux bienfaits. Le colostrum est riche en protéines, en anticorps et en nutriments essentiels à la croissance et au système immunitaire du nouveau-né. Contrairement au lait maternel « classique » produit pendant le reste de l’allaitement, le colostrum est plus épais, moins gras et moins sucré, et plus facile à digérer pour les nouveau-nés.

“Dès le premier contact de bébé avec le sein, il y avait ce sentiment de joie et de douleur. La joie d’avoir mis au monde, un être humain et de le nourrir. La douleur parce que les tétons font mal. Je ne calculais pas le temps. Je lui donnais le lait jusqu’à ce qu’il soit rassasié. On peut dire que chaque allaitement pouvait durer 7 à 10mm”, dit-elle.

A écouter cette maman, pendant les pesées, elle n’a pas eu suffisamment d’informations et  de conseils sur l’allaitement. C’est plutôt après l’accouchement qu’une nutritionniste est venue lu donner des conseils sur l’allaitement voire l’alimentation en général du bébé.

“Il faut avoir des heures précises pour donner le sein. Ce n’est pas à chaque fois qu’un enfant pleure qu’il a faim, il peut avoir d’autres besoins. Le coucher sur le côté et songer à le changer de côté, de temps en temps. Ne pas lui donner de l’eau avant 6 mois ! Commencer à l’asseoir à partir de 6 mois”, telles sont les recommandations de la nutritionniste.

Les conseils ont été prodigués. Mais, selon Sandra, il est inadmissible de ne pas donner de l’eau. “En toute sincérité, avant même de commencer le biberon je lui donnais de l’eau parce qu’avec notre climat, je trouvais inadmissible d’attendre 6 mois”, lance-telle.

Même pour son deuxième enfant, elle n’arrivait toujours pas à tenir correctement son bébé sans l’aide des aînées parce que le nouveau-né est tout petit et très fragile. “C’était vraiment difficile”, souligne-t-elle.

Au regard de ses responsabilités professionnelles, elle s’est vue obliger d’associer le biberon. L’enfant qui est une fille a été sevré à l’âge de 18 mois. Mais, elle a continué avec le biberon jusqu’à 3 ans.

“Aujourd’hui, j’ai quatre enfants et je les ai tous allaités aux seins et au biberon. Je ne regrette pas d’avoir allaité mes enfants aux seins parce que hors du ventre, c’est le premier moyen de contact, de communication entre une femme et son enfant”, indique-t-elle.

Elisabeth KOAMA (Stagiaire)

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