Confédération AES : Une plateforme régionale des organisations féminines, officiellement lancée

La ministre de la Famille et de la solidarité, le Lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kaboré a clôturé les travaux de la deuxième réunion des ministres chargées du Genre de la Confédération des États du Sahel (AES), le mercredi 12 août 2026 à Ouagadougou. C’est une réunion stratégique marquée par la présentation de plusieurs travaux, des allocutions et la signature d’un projet portant création d’une plateforme régionale des organisations de femmes membres de l’AES. Cette rencontre a permis une synergie des actions et un renforcement de la coopération axée sur la résolution des préoccupations majeures des femmes et des jeunes filles.

Trois jours durant, les réflexions ont porté sur les actions engagées depuis la feuille de route 2025-2028 de la déclaration de Niamey, les travaux de la rencontre des experts et surtout, la création d’une plateforme régionale des organisations de femmes de l’AES.

Le bilan fait ressortir plusieurs acquis. Au Burkina Faso, 39 067 femmes et filles ont été impliquées dans des initiatives de paix et 20 088 femmes ont bénéficié de crédits.

Au Mali, 3 120 femmes et jeunes filles ont été formées et 4 166 groupements féminins renforcés.

Au Niger, 44 799 adolescentes ont été accompagnées dans des espaces sûrs et 25 000 et d’autres ont été soutenues dans des activités génératrices de revenus.

Un bilan félicité par la ministre burkinabè de la Famille et de la solidarité, le Lieutenant-colonel, Passowendé Pélagie Kaboré, qui dit être satisfaite des travaux.

Pour les ministres chargées du genre des trois pays, il s’agit désormais, de consolider les acquis et de donner une portée plus concrète à la coopération régionale en faveur des femmes. C’est dans cette optique que le projet de création de la plateforme régionale des organisations féminines de l’AES a été officiellement lancée.

Cette déclaration est suivie de la signature du document par les trois ministres, l’un des actes majeurs de cette rencontre. Cette plateforme régionale a pour objectif de fédérer les organisations de femmes des trois pays autour d’actions et d’intérêts communs.

« La plateforme aura la lourde tâche de mettre en synergie, toutes les organisations féminines. Que ce soit pour la sensibilisation sur la protection et la promotion des femmes et du genre ! Elle vise également à trouver les voies et moyens pour un meilleur accès au financement, aux technologies de production et de transformation », a affirmé la ministre de la Famille et de la solidarité.

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Pour le Burkina Faso, le Mali et le Niger, c’est un moment fort qui vient traduire en actes concrets, les recommandations qui avaient été formulées auparavant. Cette nouvelle dynamique a été saluée par la ministre malienne de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Diarra Djénéba Sanogo, estimant qu’elle permettra de passer des engagements aux mécanismes, des mécanismes aux financements, des financements aux résultats et des résultats à la redevabilité des populations.

Pour elle, l’AES doit s’appuyer sur la protection des femmes et des filles, leur participation aux prises de décision, l’autonomisation économique et un financement durable endogène.

A cet effet, la ministre de la Population, de l’Action sociale et de la Solidarité du Niger, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a, elle aussi salué cette dynamique engagée. Elle considère que cette rencontre de Ouagadougou marque une volonté d’aller au-delà des déclarations d’intention et de passer à l’opérationnalisation des engagements pris à Niamey.

Interrogée après la réunion, la représentante des partenaires techniques et financiers de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), Dr Ramatou Sawadogo, se réjouit de ces travaux. A l’en croire, mettre en place, la plateforme régionale permettra des actions concrètes avec des résultats palpables qui vont favoriser l’améliorer des conditions de vie des femmes.

« En tant que partenaires techniques et financiers, nous sommes fières de cette détermination et nous nous engageons à soutenir la mise en œuvre de ces actions qui seront planifiées », a-t-elle déclaré.

Plus qu’une rencontre, ces trois jours ont permis aux pays de l’AES de mettre, en exergue, leur volonté commune de renforcer la contribution des femmes à la résilience et au développement de l’espace sahélien.

Sawadogo Augustine (Stagiaire)

 

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