Qu’est-ce que les Forces de défense et de sécurité (FDS) abattent exactement comme travail sur le terrain ? Comment fonctionne ce milieu ? Ces deux principales questions ont longtemps taraudé l’esprit du camarade André-Martin Bado, journaliste à Libre Info. Grâce au ministère de la sécurité, sa réponse tombe enfin : immersion patriotique des professionnels de médias. Une initiative qu’il salue avec dévouement. Le stage s’est tenu du 9 au 14 août 2026 à l’académie de police de Pabré.
Comment voyiez-vous cette aventure ?
Je la voyais de manière positive. Ça a été une très belle expérience. et je me sens fier d’y avoir participé.
Pour vous dire vrai, je ne pensais pas à une immersion de ce genre. Pour moi, il s’agissait simplement d’aller suivre, comme on le fait d’habitude, le travail des FDS, un peu comme lors d’une visite. Mais, c’était tout le contraire : c’est nous-mêmes qui devions nous mettre dans la peau des FDS. Je vous dis que cela a dépassé mes attentes. J’ai vraiment aimé.

Quand vous avez appris que les journalistes aussi devraient aller en immersion patriotique, quelle a été votre réaction ?
Ma réaction a été positive. J’ai accueilli cette initiative avec beaucoup d’intérêt.
Cette immersion était vraiment nécessaire et très importante pour le journaliste, vu la situation sécuritaire que traverse notre pays. Le journaliste est appelé à couvrir les événements, même dans des milieux hostiles. Il faut donc, avoir un minimum de connaissances pour se protéger et savoir se défendre face à certaines situations et menaces.
En termes de compétences journalistiques, ce stage m’a beaucoup apporté notamment une connaissance du maniement d’une arme et des techniques de secourisme.
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« Il y avait une femme capitaine de policE »
Pensez-vous qu’on aurait dû mettre les femmes à part, dans un autre site ? Pourquoi ?
Non, je ne pense pas. Il faut les former au même titre que les hommes et briser les stéréotypes. Vous savez, parmi ceux qui nous ont accueillis, il y avait une femme capitaine de police. Après la marche, nous étions nombreux à être très fatigués et certains n’en pouvaient plus. Mais elle, elle tenait toujours. Nous l’avons beaucoup respectée pour sa résistance et son endurance. Elle nous a montré qu’elle méritait pleinement son grade. Cela nous a également fait comprendre que la femme n’est pas le « sexe faible », comme certains veulent nous le faire croire. Même notre monitrice de sport était une femme. Je pense qu’aucun journaliste immergé ne dira le contraire.
Quelles ont été les principales difficultés ?
(Rires)! Le commandement. Tout se fait sur ordre, il n’y a pas d’initiative personnelle. Pour moi, la principale difficulté était le sommeil. Pendant les cours en salle, j’avais toujours sommeil. Mais, il fallait tenir. C’est cela qui n’a été pas été facile.
Que faut-il améliorer pour la prochaine fois ?
Pour les prochaines éditions, il faut augmenter le nombre de jours. En si peu de temps, on ne peut pas tout retenir ni tout maîtriser.
En quoi l’immersion des journalistes va-t-elle changer dans le fonctionnement de la société ?
Il faut faire connaître les FDS à travers nos productions journalistiques et permettre à la population de mieux comprendre leur travail. Il faut surtout, que les gens comprennent que les FDS se battent réellement pour récupérer tout le territoire national.
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“Personne n’a été forcé à participer à cette immersion”
Avec toutes les productions journalistiques qui sortent de cette première édition, pensez-vous que la perception sur l’immersion patriotique va changer ? Comment ?
Oui, je pense que nos productions journalistiques vont contribuer à changer cette perception. Certains médias occidentaux ont pensé que nous avions été forcés de participer à cette immersion ou que nous étions utilisés. Pourtant, c’est du pur mensonge. Personne n’a été forcé à participer à cette immersion et nous ne le regrettons pas. Je pense que nos productions viendront donner la bonne information et montrer ce que nous avons réellement vécu.
Que peut-on retenir de votre participation ?
Je retiens surtout une très belle expérience, à la fois humaine et patriotique. Cette immersion m’a permis de mieux comprendre le travail et les réalités auxquelles nos FDS sont confrontées sur le terrain. Elle m’a également permis d’acquérir de nouvelles compétences et de renforcer mon engagement en tant que journaliste.
Entretien réalisé par Françoise Tougry


