Des leaders d’opinion, des chefs coutumiers et responsables d’associations féminines sont invités, du 18 au 19 août 2026 à une rencontre d’échanges sur les violences basées sur le genre et la résolution 1325. Organisée par le Réseau ouest-africain des associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROAO-LVBG) en partenariat avec Diakonia, pour ce premier jour, l’accent a été mis sur les droits des femmes et des filles ainsi que la notion de genre. Le lancement a été fait par la directrice exécutive du REPAFER et le représentant du président de la délégation spéciale (PDS) de la commune de Manga.
Plus d’une soixante de personnes venues de Bobo-Dioulasso, de Gaoua, du Bazèga, de Ouagadougou, du Nahouri et de Manga également, sont présentes à cet atelier pour comprendre davantage, les enjeux liés aux droits des femmes et la promotion de la paix.
“Les VBG sont une triste réalité qui entrave réellement l’épanouissement des filles et des femmes, perturbe leur évolution, leur contribution efficace au développement de notre pays. Ces deux jours seront vraiment, une opportunité de tracer et d’analyser les difficultés rencontrées sur le terrain et surtout, de faire des propositions concrètes assorties de stratégies pour développer des initiatives endogènes”, précise Mamounata Ky Ouédraogo, directrice exécutive du Réseau pour la promotion et l’autonomisation de la femme rurale du Burkina Faso (REPAFER Burkina).

Elle a profité de notre micro pour traduire sa reconnaissance à tous ceux qui les accompagnent dans la réalisation de leurs projets, la confiance renouvelée, l’accompagnement des femmes pour l’accès à la terre et au crédit ainsi que leur implication dans la sphère décisionnelle.
Elle a fait mention spéciale à cette brave et dynamique femme, Ini Damien Youl, présidente du (ROAO-LVBG). Elle est député à l’Assemblée législative du peuple.
“Nous saluons vraiment son engagement parce qu’elle est un modèle pour nous. En tant que jeunes, elle nous inspire à poursuivre nos actions malgré les difficultés rencontrées sur le terrain”, explique Mamounata Ky Ouédraogo.

Il a indiqué que depuis plusieurs années, le REPAFER mène des activités en faveur de l’autonomisation des femmes dans la commune de Manga et même au-delà de la région.
Le REPAFER travaille en étroite collaboration avec la mairie. Actuellement, c‘est la seule organisation membre et représentant du réseau ouest africain dans la région du Nazinon.
“Nous souhaitons que toute activité qu’elle mène puisse porter des fruits. C’est une fierté pour nous d’accueillir ce beau monde. C’’est un accueil chaleureux que nous leur avons réservé et nous souhaitons que ces deux jours de travail portent fruit”, dit-il.
Pour lui, cette rencontre met également, en avant, la participation citoyenne d’autres organisations féminines qui poursuivent la même lutte. Une synergie d’action entre ces différentes associations pourra vraiment changer beaucoup de choses.
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Quant au chargé de projet au niveau du (ROAO-LVBG), il estime que dans un contexte d’insécurité et de terrorisme, les VBG sont un phénomène qui touche particulièrement, les femmes et les filles. » Cet atelier est en même temps un espace de sensibilisation et de plaidoyer auprès de ces garants de la coutume pour qu’ils accompagnent la lutte », explique Sié Roger Youl,
Au cours de cette activité, nous avons reçu la visite de la Directrice régionale de l’action sociale du Nazinon, Larissa Carine Kanyala. Venue encourager les organisateurs, elle a souhaité que la lutte contre les VBG impacte durablement.
Les participants ont suggéré de continuer à impliquer les leaders coutumiers, religieux et communautaires dans la sensibilisation ; à organiser des plaidoyers et des formations à travers le théâtre forum et des émissions radio, etc.
Le Réseau ouest-africain des associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROAO-LVBG), présent au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Mali et au Sénégal, regroupe quinze (15) organisations de la société civile engagées.
Françoise Tougry


