Journée mondiale du moustique : comprendre le danger pour mieux se protéger

Chaque année, le 20 août marque la Journée mondiale du moustique. Cette journée tire son origine de la découverte faite en 1897 par le médecin britannique Sir Ronald Ross, qui a démontré que les moustiques du genre Anopheles jouent un rôle déterminant dans la transmission du paludisme. Elle rappelle aujourd’hui l’impact considérable de cet insecte dans la propagation de plusieurs maladies, notamment le paludisme, la dengue, le chikungunya et le virus Zika.

Constituant une occasion de sensibiliser les populations aux mesures de prévention et de mettre en lumière les avancées scientifiques dans la lutte contre les maladies vectorielles, la journée mondiale du moustique est célébrée chaque année, le 20 août.

Un petit insecte, de lourdes conséquences

Malgré sa taille minuscule, le moustique représente une importante menace pour la santé publique. Il est considéré comme l’animal le plus mortel au monde, responsable de plusieurs centaines de milliers de décès chaque année.

Le paludisme demeure l’une des principales maladies associées à sa présence. Transmis par les moustiques Anopheles, il a causé environ 608 000 décès en 2022, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS). En 2024, environ 579 000 décès liés au paludisme ont encore été enregistrés en Afrique. Les enfants de moins de cinq ans représentaient environ les trois quarts de ces décès.

Avec plus de 90 % des cas et des décès liés au paludisme, le continent africain constitue ainsi l’épicentre de la maladie.

Des avancées scientifiques dans la lutte contre le paludisme

Face à l’ampleur du phénomène, la recherche scientifique et les politiques de santé publique ont permis d’enregistrer des avancées significatives dans la prévention et la prise en charge des maladies transmises par les moustiques.

Dans cette dynamique, l’OMS a recommandé, en octobre 2021, pour la première fois, l’utilisation du vaccin RTS, S contre le Plasmodium falciparum, le parasite responsable de la forme la plus meurtrière du paludisme. Depuis cette recommandation, le déploiement du vaccin s’est progressivement intensifié dans plusieurs pays africains.

Selon le World Malaria Report 2025, plus de 170 millions de cas de paludisme et environ un million de décès auraient été évités dans le monde en 2024, notamment grâce à l’élargissement de l’utilisation de nouveaux outils de prévention.

Ces résultats illustrent les progrès réalisés dans la lutte contre le paludisme. Toutefois, la persistance de la maladie et l’apparition de nouveaux défis sanitaires montrent que les efforts doivent être maintenus et renforcés. La prévention demeure notamment un levier essentiel.

Les bons gestes pour mieux se protéger

Pour limiter l’exposition aux moustiques et réduire les risques de transmission des maladies, les populations sont invitées à adopter des mesures préventives simples, mais efficaces. Il s’agit notamment de :

  • Éliminer les eaux stagnantes, en vidant régulièrement les coupelles, seaux, arrosoirs et autres récipients susceptibles de retenir de l’eau ;
  • Surveiller les espaces extérieurs, notamment les gouttières, les soucoupes de pots de fleurs et les récupérateurs d’eau ;
  • Couvrir les réserves d’eau, à l’aide d’un couvercle hermétique ou d’une moustiquaire afin d’empêcher les moustiques d’y pondre leurs œufs ;
  • Se protéger contre les piqûres, en privilégiant les vêtements couvrants, l’utilisation de moustiquaires et de répulsifs adaptés lorsque cela est nécessaire.

Ces gestes du quotidien contribuent à réduire les lieux de reproduction des moustiques et à limiter leur prolifération autour des habitations. La lutte contre ces insectes ne repose donc pas uniquement sur les interventions des services de santé : elle implique également la vigilance et la participation de chaque citoyen.

La Journée mondiale du moustique rappelle ainsi qu’au-delà de sa petite taille, cet insecte constitue un véritable enjeu de santé publique. Face aux maladies qu’il contribue à transmettre, la prévention ne doit pas se limiter à une action ponctuelle. Elle doit s’inscrire dans les habitudes quotidiennes.

Un geste simple peut éviter une piqûre. Une prévention efficace peut contribuer à sauver une vie.

 

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