Cohésion sociale : Wapassi Naaba appelle à la responsabilité citoyenne

Wapassi Naaba avait déjà entendu parler de « l’Agenda Femmes, Paix et Sécurité ». Avec la formation du Réseau ouest-africain des associations et ONG de lutte contre les violences basées sur le genre (ROAO-LVBG) en collaboration avec Diakonia, du 18 au 19 août 2026 à Manga, il en sait plus maintenant.

Durant deux jours, les participants ont été outillés sur les droits des femmes et des jeunes sans oublier le rôle des femmes dans l’agenda Femmes, Paix et Sécurité notamment, la résolution 1325.

En décembre 2024, Naaba a créé une association appelée « Cellule de lutte contre les violences basées sur le genre » dont il est le président. Lorsqu’il y a des difficultés, que ce soit au niveau des femmes ou des enfants, l’association les aident à résoudre leurs problèmes.

« Par exemple, lorsqu’une femme vient nous voir au sujet de son conjoint, nous lui donnons des conseils pour l’aider à mieux s’entendre avec lui. Ensuite, nous faisons également tout notre possible pour convoquer le mari afin de discuter avec lui et les aider à trouver une entente. Toutefois, nous ne disons pas au mari que sa femme est venue se plaindre de lui. Nous le convoquons sans qu’il sache que c’est sa femme qui est venue nous parler de leurs difficultés », relate-t-il.

Cette stratégie utilisée par les membres de la cellule de lutte contre les violences basées sur le genre  vise à consolider le vivre-ensemble et les connaissances acquises lors de cet atelier riche en échanges vont constituer une arme pour mieux avancer.

Catholique, il rassure que sa religion ne saurait être un frein à la cohésion sociale. Au contraire, il s’engage à transmettre ses connaissances à tous les personnes qu’il côtoie sans exception, à ses frères et sœurs en Christ aussi afin qu’à leur tour, ils puissent aider les autres à comprendre réellement le sens de cette activité et à favoriser l’entente dans les familles surtout, chez les jeunes.

« Si les Naaba, les personnes âgées et les jeunes s’entendent et avancent dans la même direction, il y aura la paix dans le pays. C’est parce que nous sommes éloignés les uns des autres que nous finissons par nous jeter des pierres. Si ce genre d’apprentissage pouvait être entendu et compris par tout le monde, ce serait vraiment intéressant. Mais, nous ferons de notre mieux pour que ces connaissances aillent le plus loin possible », justifie-t-il.

Françoise Tougry

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