La 4ᵉ édition des Ladies Days, organisée les 25 et 26 septembre 2026 à Ouagadougou par le Club des Ingénieurs Miniers du Burkina (CIMB), en partenariat avec la Chambre des Mines du Burkina s’est poursuivie avec des sessions de formation consacrées aux métiers des mines, à l’entrepreneuriat et à l’investissement. À travers un master class sur le traitement des minerais et des échanges sur la finance et la BRVM, les participantes sont outillées pour mieux comprendre les opportunités de la chaîne de valeur minière et apprendre à mieux valoriser leurs revenus.
Après la cérémonie d’ouverture, ce vendredi 25 septembre 2026, place a été faite aux différentes communications et échanges.
Du minerai extrait de la mine jusqu’au lingot d’or, plusieurs étapes sont nécessaires avant d’obtenir le produit final. C’est autour de cette chaîne de transformation que Rasmata Yankinin, métallurgiste plant à Essakane, a animé un master class consacré au traitement des minerais.
Devant une forte présence féminine, la métallurgiste a d’abord, partagé son propre parcours. Après plusieurs stages au Bureau des Mines et de la Géologie du Burkina (BUMIGEB), à Kanazoé et Frères, à Afric Carrière, à Perkoa puis à Essakane, elle a progressivement gravi les échelons. D’abord technicienne métallurgiste, elle est devenue junior métallurgiste avant de poursuivre son expérience à Kiaka et de revenir à Essakane comme métallurgiste plant. Pour elle, ce parcours est aussi une illustration de la nécessité pour les jeunes femmes de sortir de leur zone de confort. « Il faut savoir qu’aujourd’hui, j’ose parce que j’ai quitté ma zone de confort », a-t-elle expliqué.

La fragmentation, qui comprend le concassage et le broyage, permet de réduire la taille des blocs afin de libérer les minéraux utiles de la gangue. Dans le cas de l’or, cette étape est particulièrement importante puisque le métal peut être incrusté dans les autres constituants de la roche.
La métallurgiste a également expliqué la différence entre le traitement du minerai et la métallurgie. Le premier vise à séparer le minerai utile de la gangue pour obtenir un concentré, tandis que la métallurgie intervient ensuite, pour extraire et transformer le métal.
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Au-delà des aspects techniques, la formation a permis aux participantes de mieux comprendre les différentes étapes d’un projet minier, de l’exploration à l’exploitation, en passant par l’évaluation des ressources et les études de faisabilité.

Selon lui, le secteur offre des possibilités dans plusieurs domaines, notamment le transport et la logistique, la fourniture d’équipements, la gestion des déchets, les services aux entreprises minières, la sous-traitance… « La majorité se limite au capital humain. Moi, j’ai mon expertise. Mais qu’est-ce que tu fais concrètement avec ce que tu gagnes? », a-t-il lancé aux participants.
Pour l’intervenant, il est important de réfléchir à la manière de transformer ses compétences et ses revenus en projets et en investissements. Il a également encouragé les jeunes à explorer les possibilités de création de services autour des mines plutôt que d’attendre uniquement un recrutement par une société minière.
La question de la gestion des revenus a également occupé une place importante au cours des Ladies Days, avec une session consacrée au financement et à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM).
Représentant le Spécialiste des marchés financiers, Auteur du livre “Investir à la BRVM”, Boukaré Bancé, l’analyste financier et associé, gérant d’Educ’Bourse, Yaya Sibalo, a expliqué aux participants le fonctionnement de la BRVM et les possibilités qu’elle peut offrir aux personnes souhaitant investir. Il a, par ailleurs, expliqué qu’avoir un salaire ne suffit pas. Il faut aussi apprendre à gérer ce que l’on gagne. « La vraie question n’est pas combien, je gagne chaque mois. Mais, ce que j’en fais », a-t-il souligné.
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Avant de penser à investir, l’analyste financier recommande surtout, de connaître ses dépenses, de constituer une épargne de précaution, de définir ses objectifs et d’éviter de placer en bourse l’argent dont on aura besoin, à court terme.
Il a également rappelé que l’investissement comporte des risques et que la Bourse ne garantit pas des gains immédiats. Pour lui, l’objectif peut être de préparer sa retraite, financer les études des enfants, obtenir des revenus complémentaires ou constituer progressivement un patrimoine.
De par ces différentes sessions, les Ladies Days mettent ainsi, l’accent sur un même enjeu qui est de donner aux femmes et aux jeunes, des connaissances nécessaires pour mieux saisir les opportunités du secteur minier. Mais aussi, pour transformer leurs compétences et leurs revenus en projets durables.
Augustine Sawadogo Stagiaire



