Cancers solides : Paignimda Mardiatou SIGNAM plaide pour une meilleure prise en charge nutritionnelle des patients au CHU de Bogodogo

Ce 21 octobre 2026, à l’Institut International des Sciences et Technologies, Paignimda Mardiatou SIGNAM a soutenu son mémoire sur le thème « Évaluation de l’état nutritionnel et la prise en charge nutritionnelle des patients adultes atteints de cancers solides dans le service d’Oncologie-Hématologie Clinique du CHU BOGODOGO ». Le mémoire a été réalisé sous la direction du Pr Hierrhum Aboubacar BAMBARA, Professeur titulaire en Cancérologie Médicale et la Codirection du Dr Ousmane OUEDRAOGO, Maître-assistant en Nutrition Humaine Enseignant-chercheur à l’Université Joseph Ki-Zerbo.

L’étude s’est penchée sur le cas spécifique des cancers solides, des tumeurs qui se développent initialement à partir d’un organe ou d’un tissu compact, solide et qui représentent environ 90 % de l’ensemble des cancers.

Partant du constat des coûts élevés des soins oncologiques des cancers solides et les difficultés qu’ont certains patients à couvrir leurs besoins alimentaires, Paignimda Mardiatou SIGNAM a posé le débat dans son mémoire, à travers la thématique : « Évaluation de l’état nutritionnel et la prise en charge nutritionnelle des patients adultes atteints de cancers solides dans le service d’Oncologie-Hématologie Clinique du CHU BOGODOGO ». D’entrée de jeu, l’impétrante a abordé les conséquences de la dénutrition en oncologie, évoquant entre autres, la précarité, l’accès limité aux soins, la dégradation de la qualité de vie et l’augmentation du risque de mortalité.

Paignimda Mardiatou SIGNAM plaide pour une meilleure prise en charge nutritionnelle des patients au CHU de Yopougon

L’étude a été mené sur la période du 15 décembre 2025 au 15 mars 2026 au CHU de Bogodogo, service d’Oncologie-Hématologie Clinique. Elle a concerné 204 patients adultes avec 78,4 % de femmes et 78,4 % des patients mariés. 41,2 % sont sans emploi tandis que 76,5 % manquent de ressources financières pour les besoins alimentaires.

L’étudiante estime que l’intégration de la prise en charge nutritionnelle en oncologie devrait également tenir compte des contraintes financières des patients des cancers solides.

Face au coût élevé des soins oncologiques et aux difficultés de certains patients à couvrir leurs besoins alimentaires, des mécanismes de subvention de certaines prestations nutritionnelles pourraient être envisagés afin de rendre cet accompagnement plus accessible et de faciliter l’application des recommandations nutritionnelles.

Après avoir apprécié la qualité de son travail, le jury lui a attribué la note de 16/20.

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