Entrepreneuriat féminin : Mamouna Guigma fait de la coiffure son gagne-pain

L’entrepreneuriat féminin prend, de plus en plus, d’ampleur à Ouagadougou. Aux abords des routes, dans les rues et jusque dans les marchés, les femmes exercent de petits métiers pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leur famille. Au marché de Dassasgho, dans l’arrondissement n° 10 de Ouagadougou, Mamouna Guigma exerce la coiffure depuis quinze ans. Mariée et mère de trois enfants, elle a transformé un savoir-faire familial en une activité génératrice de revenus. Retour sur son parcours, ses difficultés et ses ambitions !

Natter les cheveux est une affaire de famille chez Mamouna Guigma. Au marché de Dassasgho, elle exerce cette activité depuis 15 ans, un savoir-faire transmis par sa mère. « C’est ma mère qui nattait les cheveux. Toutes les filles de la famille, mes sœurs et moi, avons appris à le faire », a-t-elle expliqué. C’est ainsi qu’elle s’est initiée à la coiffure, en observant d’abord sa mère. Puis, sa grande sœur, avant de se lancer à son tour.

Mariée et mère de trois enfants, Mamouna Guigma mise sur la coiffure pour contribuer aux dépenses de sa famille.

Si cette activité est née d’un apprentissage familial, ce sont surtout les difficultés financières qui l’ont poussée à en faire, un métier. Après son mariage, confrontée à des conditions de vie difficiles et ne disposant pas d’une source de revenus personnels, Mamouna Guigma décide de mettre son savoir-faire à profit. La coiffure devient alors, son moyen de gagner de l’argent et de participer aux charges du ménage.

Au fil des années, elle a élargi ses activités. En plus de la coiffure, elle vend des vêtements pour femmes et des produits de beauté. Cette diversification lui permet de multiplier ses possibilités de revenus.

En plus de la coiffure, Mamouna Guigma vend des vêtements pour femmes et des produits de beauté afin de diversifier ses sources de revenus.

En effet, sa clientèle dépend de l’affluence au marché. Les jours de forte activité, elle peut recevoir trois à quatre clientes. En revanche, lorsque les activités commerciales tournent au ralenti, elle ne reçoit parfois, qu’une ou deux clientes, voire aucune. Ces journées sans recettes compliquent la gestion de ses dépenses quotidiennes.

Malgré ces difficultés, Mamouna Guigma s’accroche à son activité. Grâce aux revenus qu’elle en tire, elle parvient à subvenir à certains de ses besoins et à contribuer à la prise en charge de ses trois enfants, notamment en participant au paiement de leurs frais de scolarité.

Mamouna Guigma appelle les bonnes volontés à soutenir son activité pour lui permettre de développer son entreprise.

Mais, ses ambitions se heurtent au manque de moyens matériels et financiers. Elle a affirmé ne pas disposer de l’équipement nécessaire pour développer son activité. Le manque de soutien est également un obstacle à son épanouissement professionnel. Selon elle, ces difficultés limitent ses possibilités d’expansion et l’empêchent de développer son activité en dehors du marché.

Face à cette situation, elle lance un appel aux bonnes volontés afin de bénéficier d’un accompagnement financier et matériel.

Aux femmes qui souhaitent se lancer dans la coiffure, Mamouna Guigma a adressé un message d’encouragement. Pour elle, pour débuter une activité, l’on n’a pas besoin de disposer de grands moyens ni d’avoir une grande clientèle. L’essentiel est de commencer avec les moyens disponibles, de développer son savoir-faire et de persévérer.

Abibata Kara , stagiaire

 

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