Afin de promouvoir le civisme, le leadership féminin, la cohésion sociale et l’engagement citoyen des jeunes filles, il s’est tenu, ce samedi 17 janvier 2026 à Ouagadougou, une journée de visite au Mausolée Thomas Sankara, meublée d’un soutien à l’initiative Dɛmɛ Sira. Entrant dans le cadre de la première édition des 72 Heures de la Jeune Fille Patriote, l’initiative est du mouvement citoyen FEMIN-IN.
Le mémorial Thomas Sankara a été le centre d’attraction, voire temple d’histoire, au profit des jeunes filles issues de différentes structures et universités. Sous la direction de Talato Ouédraogo, guide touristique bénévole au mémorial Thomas Sankara, les bénéficiaires de la visite touristique ont été situées sur la conduite à tenir. Mises dans le bain, es touristes du jour sont conduites à la statue de Thomas Sankara, où Talato Ouédraogo décrit chaque détail sous des regards admiratifs.

Mais, derrière chaque œuvre artistique et chaque phrase collée au mur, se cache une histoire, une anecdote que la guide décortique avec éloquence et assurance, plongeant toutes celles qui l’écoutent dans une émotion intense. Elle relate le scénario du meurtre du Capitaine Thomas Sankara avec, le ton, le style et l’expression du visage qui vont avec. Son récit, très captivant ne laisse personne indifférente.
Quand vient le moment d’aller à un autre endroit, ces demoiselles, visiblement, ne veulent pas partir tant l’instant présent est intéressant.
L’avant dernière étape consiste à visiter le Mausolée, où repose Thomas Sankara et ses 12 compagnons. Puis, la visite prend fin sur le véhicule que conduisait le Capitaine Thomas Sankara.
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Une visite enrichissante
Une des participantes, Noura Ouédraogo a rappelé qu’au temps du capitaine Thomas Sankara, la femme était au cœur du développement économique et social. « Donc, on ne peut pas parler de développement aujourd’hui, en dissociant les femmes », a-t-elle déclaré.

« Nous ne pouvons pas parler de patriotisme sans parler de Thomas Sankara. C’est la raison pour laquelle, nous sommes venus revoir cet héritage afin de nous imprégner de tout ce qui s’est réellement passé pour pouvoir continuer la lutte », a expliqué Noura Ouédraogo avant de nous prononcer une phrase du capitaine Thomas Sankara : « La jeune fille doit prendre conscience de sa valeur ».
« Je pense que la prise de conscience est là, y compris les actions, qui ne restent qu’à être perpétuées », a conclu Noura Ouédraogo.
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Étudiante en Master II droit international et humanitaire, Stephy Yaméogo a répondu à l’appel en tant que patriote. Elle affirme que cette visite est une expérience enrichissante.

« Elle a été époustouflante, riche d’enseignements et en émotions parce que nous avons découvert Thomas Sankara autrement », a précisé Stephy Yaméogo.
Pour elle, le feu Capitaine Thomas Sankara prônait beaucoup de valeurs qui n’étaient pas prises en considération. « Mais, être sur ce site où il a perdu la vie, où il s’est battu, où il a pris des grandes décisions pour notre nation, c’est vraiment inspirant », a-t-elle déclaré avant de confier « Honnêtement, je sors différemment de quand je suis rentrée, avec plus d’amour, plus d’abnégation au travail et plus d’espoir pour le Burkina Faso ».
Afin de joindre l’utile à l’agréable, les jeunes filles, ont offert un soutien à l’initiative Dɛmɛ Sira. Il s’agit des vivres composés du spaghetti, des sacs du riz, de l’huile etc. Reçue par Raïssa Compaoré, présidente de l’Association la Chaîne de la lumière, elle a exprimé toute sa reconnaissance à l’engagement des jeunes filles.
La 1ère édition des 72h de la Jeune Fille Patriote est placée sous le haut patronage du Ministère des Sports, de la Jeunesse et de l’Emploi et sous le marrainage de la Princesse Yabré Juliette Kongo.
Accompagnée par le mouvement citoyen FEMIN-IN, les 72 Heures de la Jeune Fille Patriote se veulent un espace d’échanges et d’engagement responsable pour renforcer la participation des jeunes filles à la vie citoyenne.
Abdoulaye Ouédraogo /Queenmafa.net









