Satisfaire sa curiosité scientifique, réfléchir sur les stratégies de prévention et de bonne gestion des conflits dans l’optique de cultiver davantage la paix, voici les raisons principales qui ont motivé Tiligré Basile Yaméogo à se pencher sur un sujet particulier. Pour son master, il a choisi pour thème « Médiation diplomatique : mécanisme et contribution dans la lutte contre le terrorisme international ».
Juriste, médiateur agréé et professionnel des conflits, Basile Yaméogo a jugé bon de jeter un regard sur la médiation diplomatique, son fonctionnement et son apport au maintien de la paix.
Afin de trouver des réponses à ces préoccupations, l’étudiant de l’Université privée de Management, de l’Économie, du Droit et de la Technologie/ Burkina Faso (UMET-BURKINA) s’est lancé dans les recherches en adoptant une méthodologie bien précise.
Comme démarche, il a procédé à des collectes de données. Cependant, faute de ne pas pouvoir trouver des acteurs relatifs au terrorisme, il a privilégié la méthodologie documentaire pour aboutir à des résultats qualitatifs et quantitatifs.

Les valeurs endogènes, au service de la paix durable
Selon Basile Yaméogo, de nos jours, les modes classiques de résolution des conflits sont limités et inadaptés pour résoudre les conflits hybrides comme le terrorisme.
« Ils sont limités parce que nous assistons à une transformation profonde de la nature des conflits », a-t-il expliqué.
Il a aussi insisté sur la nécessité de combattre le terrorisme, à partir des valeurs endogènes qui sont des vecteurs de refondation, de transformation et de restructuration sociale. Pour lui, les modes endogènes ont l’avantage d’être crédibles, locaux et émanent surtout, d’un fondement historique des valeurs ancestrales léguées.
« Ce qui justifie la mise en place de tribunaux traditionnels, des coopérations culturelles plus accrues entre les peuples et la formation permanente des médiateurs sociaux, etc. », a-t-il souligné.
Basile Yaméogo évoque également un point important. Si l’action militaire est l’expression forte de la souveraineté, les valeurs endogènes par contre, permettent de donner un sens à la pratique de cette souveraineté et garantissent une paix sociale durable.
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Un travail appréciable
Le jury a été présidé par Professeur Oumar Traoré agrégé en droit public. Le directeur de mémoire, Paulin Sanfo, Pr du Cercle de recherche des Nations Unies, a reconnu la pertinence de la thématique et surtout, le caractère scientifique de la recherche avec des innovations majeures comme le concept de la médiation diplomatique.
Il a ajouté que durant la période de recherches, il a vu en Basile Yaméogo, un étudiant curieux et discipliné qui manifeste le besoin de renforcer ses capacités.
Du point de vue du rapporteur Moubassiré Sigué, docteur en sociologie, Basile Yaméogo a fait des efforts d’écriture scientifique mettant de côté, le langage administratif au profit de la science. Toute chose qu’il apprécie.
Pour l’ensemble, le jury lui a donc, attribué la mention bien et recommandé la poursuite de la recherche.
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Un appui conséquent pour la recherche
Dans le cadre de sa soutenance, Basile Yaméogo a tenu à remercier toutes les bibliothèques, les personnes et personnalités, les institutions et universités consultées, qui ont contribué à l’élaboration de son mémoire.
Depuis, le vendredi 17 janvier 2026, Basile Yaméogo a son diplôme en poche. Un parchemin qu’il a tant attendu ! Dès à présent, il compte poursuivre la thèse et sollicite l’appui de structures qui pourront l’accompagner avec une bourse d’étude pour l’atteinte de ses objectifs.
« J’ai déjà mon thème pour la thèse et j’ai déjà identifié un directeur de mémoire. Il reste l’opérationnalisation de ce projet et je sais compter sur des bonnes volontés », a argumenté Maître Basile Yaméogo.
Françoise Tougry/Queenmafa.net


