En ce mois de mars consacré à la célébration des droits de la femme, la Societé de Transport en Commun, SOTRACO, met en lumière sur leur page Facebook, celles qui bousculent les stéréotypes et redéfinissent les métiers dits masculins. Parmi elles, figure Christine Zoungrana Ouédraogo, conductrice de bus et pionnière dans le transport urbain à Ouagadougou.
Derrière le volant d’un bus sillonnant les artères animées de la capitale, Christine Zoungrana impose le respect par son calme, sa rigueur et son professionnalisme. Passionnée depuis toujours par les engins de gros tonnage, elle obtient son permis D en 2012. Deux ans plus tard, après un passage comme contrôleur, elle devient l’une des premières femmes machinistes de Ouagadougou.

Pour Christine, la compétence n’a pas de genre. Être machiniste, explique-t-elle, est avant tout une mission de haute responsabilité. Chaque jour, dès 4 heures du matin, elle inspecte son véhicule, anticipe son itinéraire et veille à la sécurité des passagers. Face à la circulation dense et aux exigences du service public, elle fait preuve d’un sang-froid constant. « Être machiniste, ce n’est pas seulement conduire un bus, c’est transporter des vies », confie-t-elle, résumant ainsi sa philosophie du métier.
Dans un environnement encore largement masculin, Christine Zoungrana assume pleinement son uniforme professionnel, enfilant son pantalon et chemise, ayant des cheveux courts, symbole d’une égalité fondée sur la compétence et la discipline. « C’est une fierté pour moi de montrer que les femmes peuvent conduire avec professionnalisme et sécurité. J’espère inspirer d’autres filles à suivre ce chemin », affirme-t-elle avec émotion.
À travers ce portrait, la SOTRACO rend hommage non seulement à Christine Zoungrana, mais aussi à toutes les femmes qui, chaque jour, contribuent au bon fonctionnement de la mobilité urbaine et rapprochent des milliers de Burkinabè de leurs familles, de leurs études et de leurs rêves.
Fabrice Sandwidi/Queenmafa.net









