FESTIC 2026 : « La nuit de la résilience » avec la communauté Bissa

À l’occasion de la Journée Nationale des Coutumes au Burkina Faso, le FESTIC a organisé, ce vendredi 15 mai 2026 une soirée culturelle exceptionnelle intitulé « La nuit des résiliences » avec la communauté Bissa. Cet évènement s’est tenu dans le quartier de Ouidi à Ouagadougou où cette nuit est dédiée à la valorisation de nos traditions et de notre identité culturelle.

Entre projection de films, dégustations de mets traditionnels, prestation artistique et échanges avec des spécialistes, la soirée a plongé les participants dans l’univers culturel Bissa dans une ambiance conviviale et chaleureuse.

Des projections pour sensibiliser et divertir

La soirée a débuté avec des projections de films destinés aussi bien aux enfants qu’aux adultes. Longs et courts métrages se sont succédé devant un public attentif et curieux. Les œuvres projetées venant de plusieurs pays comme le Burkina Faso, le Togo, le Mali, le Niger, le Cameroun ont évoqué de nombreux thèmes liés à la culture, la société et à la résilience des communautés africaines. L’un des moments marquants de cette première partie a été la diffusion d’un film documentaire de sept minutes, consacré à la communauté Bissa. Certains participants ont même exprimé leur émotion face à cette activité montrant les coutumes et la solidarité qui caractérisent les ethnies.

« Cet évènement va montrer au monde entier ce que c’est que le Bissa et nous sommes fiers d’être Bissa », confie le Premier ministre de Sa Majesté Naaba Koom de Garango. Il a salué l’initiative du FESTIC qui selon lui contribue à valoriser la culture Bissa. Après les projections s’en sont suivies quelques prestations avec un artiste Bissa et des danses de la communauté Bissa. Les autorités ont exprimé leur gratitude envers les organisateurs pour cette soirée dédiée à la résilience et à la promotion culturelle. Ce type d’évènement est essentiel dans un contexte où plusieurs communautés cherchent à préserver leur identité face aux changements sociaux.

(De la gauche vers la droite) le promoteur du festival, Wendlassida Ouédraogo et le Premier ministre de Sa Majesté Naaba Koom de Garango

Retenons que cette soirée a rappelé l’importance de l’unité, de la mémoire collective et de la transmission des savoirs traditionnels.

« Pour le public, nous espérons que chacun repartira avec quelque chose de plus qui va contribuer à asseoir de bonnes bases, de vivre ensemble de notre cohésion sociale. Ce que nous voulons pour notre cher pays le Burkina Faso », dit Wendlassida Ouédraogo, promoteur du festival.

Les saveurs Bissa à l’honneur

La soirée s’est poursuivie avec un moment de dégustation des mets traditionnels Bissa. Les invités ont pu découvrir ou redécouvrir des spécialités culinaires préparées pour l’occasion. Le Kansa ou crêpe, accompagné d’arachides, a particulièrement attiré les participants. Cette spécialité locale, faite à base de haricot a été apprécié pour son goût et sa valeur symbolique. Elle  a été servi dans une ambiance détendue et festive. Le dolo, boisson traditionnelle bien connue au Burkina Faso, a également été proposé au public. Autour des plats et des boissons, les échangent se sont multipliés entre participants, créant un véritable moment de partage culturel. Cette étape gastronomique a permis de rappeler que la cuisine occupe une place importante dans l’identité des peuples.

Des spécialistes pour mieux comprendre la communauté bissa                                                                                  

Le Sabla sur une femme                                                                  

La grande articulation de la soirée a été une communication animée par des spécialistes comme le sociologue Jack-Serre Balboné. Il met en lumière, certains objets et expressions artistiques propres à la culture Bissa. Le « sabla », encore appelé castagnette des femmes. Fabriqué à partir d’une bande ornée de capsules perforées assemblées, cet accessoire produit des sons rythmés lorsque les femmes remuent les hanches pendant les danses traditionnelles.

En dehors de la musique qu’il génère, le sabla met en valeur la souplesse, l’agilité et la grâce de la femme bissa lors des cérémonies et festivités culturelles. Egalement le Colonel-major Amado Dabré a retracé les mouvements migratoires du peuple bissa à travers la sous-région.

 

Anouchka Zongo (Sstagiaire)

Queenmafa.net

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