Ce samedi 4 avril 2026, Ouagadougou a vibré au son d’une énergie particulière. La dédicace d’un livre plein de leçons de vie. Celle de la coach Lady Wassa Traoré épouse Yaméogo. Dans son œuvre « L’Art de faire face à ses peurs », la peur est présentée comme une véritable compagne de route.
Le livre contient 14 lois et 9 chapitres. Au moins 100 personnes ont travaillé sur ce document. Au premier tirage, 500 exemplaires ont été produits dont plus de 200, déjà vendus. L’ouvrage est accessible à un prix universel de 15 000 F CFA. Mais, en cette soirée, la première œuvre dédicacée a été vendue aux enchères à 400 mille francs.

Dès les premiers mots, l’auteure parle de son vécu, de ses doutes, ses incertitudes et de sa résolution à avancer malgré tout.
« La peur a toujours été présente. Quand je venais à Ouagadougou, elle était là. À l’université, elle était là. Au master, elle était encore là… Mais, c’est au moment de devenir coach que j’ai rencontré les plus grosses peurs de ma vie », a-t-elle confié.
Pour la coach, la peur se présente comme une compagne invisible, parfois paralysante. Elle s’immisce dans les choix opérés par chaque individu et freine les élans. « En vérité, elle ne vient jamais de manière physique, la peur vient toujours en discrétion », a-t-elle clarifié.
En réalité, derrière le parcours de Lady Wassa se cachent des blessures silencieuses, longtemps tues. Elle raconte les moqueries, les critiques dont elle a été victime et la solitude de ses débuts.
« On m’a dit : Tu te prends pour qui ? Toi aussi, tu veux devenir coach ? », a-t-elle martelé. Ces phrases traduisent le regard des autres, leurs doutes, leur incompréhension, leurs limites qu’ils projettent sur les autres.

Après son récit, d’autres voix se sont levées, témoignant à leur tour de ce combat intime contre la peur. Parmi elles, celle de Nina Sori Yaméogo, PDG de la Société générale de la Gastronomie (SOGA) et Djamilatou Dao, de l’entreprise Elza Energie dont l’histoire a profondément touché l’assemblée.
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Djamilatou Dao raconte sa démission, prise sans revenu de secours, sans garantie, sans promesse de lendemain.
« Je me suis demandée : je reste dans ce milieu où je ne me sens pas à ma place ou bien je me lance malgré la peur. Un matin, je n’en pouvais plus. J’ai démissionné », a-t-elle soutenu.
Deux semaines plus tard, contre toute attente, un nouvel emploi lui tombe dessus grâce à la recommandation d’un proche.
« Si j’avais laissé la peur me retenir, je ne serais pas là, épanouie, devant vous aujourd’hui », a-t-elle lancé et d’ajouter « Si je l’avais lu avant de démissionner, j’aurais dit que c’est grâce à ce livre que j’ai commencé mon combat ».
Ce moment de partage évoque des peurs visibles et invisibles.
L’intervention de Alabibou Hamidou, écrivain de marque vient renforcer les propos. « Un livre est un travail de précision. Une structure, un mot exact, un chapitre qui fait basculer le lecteur », a-t-il soutenu.
En rappel, Lady Wassa est surnommée la boule d’énergie ou encore l’amazone du cerveau, tant son engagement et sa fougue impressionnent.

La dédicace n’a pas seulement présenté un ouvrage, elle a également brisé des silences, permis de reconnaître ses propres peurs et de les regarder en face.
En somme, Lady Wassa a réussi un pari rare qui est de rassembler, inspirer et transformer des personnes dans un même espace.
Farida Konaté/Queenmafa.net


