Le 07 avril 2026, le président de la délégation spéciale de la commune de Ouagadougou avait instruit les populations, de liberer les berges et les cuvettes des plans d’eau du barrage de Boulmiougou, des barrages N°1, 2, et 3 et des zones environnantes. Cette mesure qui concerne particulièrement les maraîchers et horticulteurs est justifiée par le fait que les activités humaines autour de ces barrages entraînent l’envasement et la pollution des eaux. Presqu’un mois apès cette décision, ce mercredi 6 mai, nous avons fait un tour au barrage de Tanghin pour voir l’évolution des travaux.

Arrivée sur les lieux, vrombissement des machines, brouhaha des occupants du coin et des riverains, techniciens à la manoeuvre, tout se mêle dans une ambiance de déménagement.

Les femmes se ruent sur les troncs d’arbres déplaçables car il y ́en a qui sont énormes et trop lourds. Certaines vont les vendre quand ils seront secs. D’autres les utiliseront pour la cuisine. Les enfants, eux, donnent un coup de main, un peu partout. Une autre catégorie de personnes est focus dans les fouilles, etc. Les bras valides soulèvent les barres de fer et les objets lourds.
Des voitures, des charrettes et brouettes servent de moyens de transports à tout.

L’initiative vise à élargir et approfondir le barrage. Selon un technicien que nous avons trouvé sur les lieux, les gens respectent les consignes parce qu’ils savent qu’il y va de leur bien-être.
« Ce genre de travaux crée forcément des désagréments au début. Mais, avec le temps, les gens finissent par adhérer et tout finit par rentrer dans l’ordre», précise-t-il.

Il souligne que toute cette journée, ses collaborateurs et lui ont râclé les tas d’ordures, les débris des locaux et déraciné les arbres tout en étant vigilants.
Ceux qui ne sont pas encore fin prêts, s’organisent petit-à-petit.
«On n’a pas rencontré de problèmes jusqu’à présent. Tout va bien. On remercie vraiment la population car elle respecte les consignes», se réjouit-il.
Françoise Tougry/Queenmafa


