Santé : 1 enfant sur 2 est victime d’automédication avant une consultation ou une hospitalisation

D’un point de vue médical, l’automédication désigne le fait pour une personne, de prendre des médicaments de sa propre initiative, sans consultation, ni prescription d’un professionnel de santé. Dans cet article, la pédiatre Alice Zoungrana Kaboré énumère les médicaments les plus utilisés sans prescriptions chez les enfants et leurs enjeux.

L’automédication est ancrée dans les habitudes de certains parents. Habitués à décider du traitement qui convient à leur nourrisson ou à leur enfant, leurs actes ne sont pas sans conséquences.

En pratique courante, l’automédication chez l’enfant concerne quatre produits principaux. Tout d’abord, il y a le paracétamol. Il est le plus utilisé, suivi de l’Ibuprofène en second lieu pour les cas de fièvre ou de douleurs.

Ensuite, on note l’amoxicilline, un antibiotique) associé à la chlorphéniramine, un antihistaminique. Ils sont utilisés dans les cas de toux et/ou rhume.

Puis, on a le cotrimoxazole, un antibiotique. Un antibiotique traite les infections bactériennes. Ce produit est utilisé pour les cas de diarrhée associée ou pas à des vomissements.

Enfin, il y a l’artéméther-luméfantrine, un antipaludique. Il est utilisé devant une situation de fièvre, supposée être un paludisme.

« L’automédication concerne environ 1 enfant sur 2 avant une consultation ou une hospitalisation », explique Dr Zoungrana

Selon la pédiatre, les vrais enjeux médicaux de l’automédication sont entre autres, les erreurs de dose, le  retard de diagnostic et les  résistances aux traitements (surtout pour les antibiotiques et les antipaludiques).

Queenmafa.net

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