Journée universitaire du patrimoine burkinabé : La diversité culturelle au cœur de la deuxième édition

Ce jeudi 7 iai 2026 ,a eu lieu à l’université Joseph Ki-Zerbo de Ouagadougou, la deuxième journée universitaire du patrimoine burkinabé. Réunissant chercheurs, enseignants-chercheurs, acteurs du monde culturel et étudiants, les échanges se sont articulés autour du thème : <<Diversité culturelle au Burkina Faso: des ressources patrimoniales comme fondements de l’interdisciplinarité dans les recherches universitaires>>. Cet événement entre dans le cadre des célébrations marquant la 4e édition du mois du patrimoine burkinabé.

<< Notre patrimoine, qu’il soit matériel, immatériel, artistique ou historique constitue une richesse inestimable. Il est à la fois mémoire, repère et levier stratégique pour le développement. Le panel qui s’ouvre aujourd’hui, se veut ainsi un espace d’échange fécond, de dialogue entre disciplines et de confrontation d’idées >>.  C’est par ces mots que Dr Dramane Konaté représentant le ministre de la communication, de la culture, des arts et du tourisme a procédé à la cérémonie d’ouverture.

<< l’originalité de cette journée réside dans l’approche résolument interdisciplinaire>> Le Ministère Gilbert Ouédraogo par la voix du Dr Dramane Konaté

Selon ses dires, cette deuxième journée universitaire du patrimoine burkinabé revêt d’une grande importance en ce sens qu’elle intervient dans le mois du patrimoine burkinabé dont l’objectif est de mettre en lumière, la culture et l’identité nationale.

Plaçant l’événement dans son contexte, Dr Ganou Souleymane, responsable ECA a insisté sur le fait que la conservation du patrimoine culturel ne devrait pas être limitée au seul aspect de conservation des objets. Mais, bien au-delà !

<< L’objectif assigné à cette journée est double : il s’agit, d’une part,de produire des analyses scientifiques d’une grande rigueur ; et d’autres part, de générer des connaissances pratiques, actionnables, capables d’éclairer l’action publique et d’accompagner les stratégies nationales de valorisation de notre patrimoine.>> Dr Ganou Souleymane

Elle doit être une transmission des savoirs endogènes. << Notre patrimoine ne peut plus être envisagé sous le seul angle de la conservation muséale. Il doit être saisi pour ce qu’il est véritablement. C’est-à-dire qui vit qui s’inscrit dans un processus continu de réappropriation, de réinvention et de transmission>>, a -t-il laissé entendre.

 Les panels, un cadre d’échange

La deuxième journée du patrimoine burkinabé portée par le laboratoire littérature, art, espace et société (LLAES) et son équipe de recherche Études culturelles africaine ( ECA) a été ponctué par deux panels. Il s’agit de << Regards croisés et approches méthodologiques interdisciplinaires >> et << Art, expressions   culturelles et dynamiques patrimoniales au Burkina Faso>>.  Ce sont quatre communications qui ont été présentées par panel, menées par des experts dans les domaines allant de la pharmacie à l’anthropologie, de l’archéologie à la  littérature, de la politique culturelle aux sciences alimentaires et de  la chorégraphie à la musique traditionnelle. A travers une série de questions qui a meublé les discussions, les participants ont montré leur intérêt face aux sujets abordés.

La deuxième édition a refermé ses portes sur une note de satisfaction des organisateurs et des participants heureux de repartir avec de nouveaux savoir sur le patrimoine burkinabé. Toute chose qui les pousse à mener plus de recherches pour être davantage aguerries sur la notion de patrimoine culturel burkinabé .

C’est le cas de Balma Salimata, étudiante en troisième année de lettres modernes à l’Université Joseph Ki-Zerbo.  << Au sortir de cette journée, je prends conscience de retourner à mes sources pour mieux connaître mes origines. Et j’aimerais qu’à la prochaine édition, il y ait plus de jeunes à cette journée afin de bénéficier des enseignements. En plus des panels, qu’on intègre des parties pratiques qui permettront une mise en situation réelle>>, a souhaité la jeune étudiante.

Les organisateurs entendent élargir la troisième édition sur une durée de plus d’un jour, afin de mieux développer les recherches.

Ange Bamouni (stagiaire)

Queenmafa.net

 

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