Les principaux médias publics burkinabè — la RTB, Sidwaya et l’AIB — ont lancé un vibrant appel à la responsabilité numérique citoyenne, face à la recrudescence de propos haineux sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration conjointe, les directeurs généraux Galip Somé, Assetou Badoh et Enock Kindo ont dénoncé la multiplication de contenus injurieux, diffamatoires ou dangereux pour la cohésion sociale.

Le communiqué rappelle que « l’espace numérique n’est pas une zone de non-droit » et que chaque publication, commentaire, mention “j’aime” ou partage engage la responsabilité pénale de son auteur. Les plateformes des médias publics doivent rester des lieux d’échanges constructifs et non des vecteurs de division. Les comptes diffusant des contenus haineux seront systématiquement bannis, avec la possibilité de poursuites judiciaires.
Cet appel intervient dans un contexte de fermeté accrue des autorités : le procureur du Faso près le Tribunal de grande instance de Ouaga I a annoncé que plus de 50 personnes sont actuellement recherchées pour des faits liés aux discours de haine et aux appels à la violence en ligne. Les médias publics exhortent enfin les citoyens à privilégier une communication responsable, fondée sur la dignité, le respect, la tolérance et la solidarité.
Elisabeth KOAMA (Stagiaire)


