Accusée de pratiquer la chirurgie esthétique illégale : l’Ordre national des médecins porte plainte contre la Croqueuse de diamants

Connue sous le pseudonyme « La Croqueuse de diamants », Manuela Nimpa a fait l’objet d’une plainte de l’ordre national des médecins du Cameroun pour avoir pratiqué des actes de chirurgie esthétique illégaux, notamment des injections destinées à augmenter les fesses (BBL) et à remodeler le corps, sans être titulaire d’un diplôme de médecine.

Après plusieurs signalements sur les réseaux sociaux, l’ordre des médecins du Cameroun a porté plainte contre l’influenceuse « Croqueuses de diamants », accusée d’exercice illégal de la médecine. En effet, elle fait la promotion des prestations de « body filler », des injections de produits dits de “comblement” destinés à augmenter le volume de certaines parties du corps. Suivie par 3,2 millions d’abonnés sur Tik Tok,  ses vidéos de ce qu’elle appelle aussi « injection BBL », cumulent des milliers de vues.

Depuis plusieurs jours, de nombreux influenceurs camerounais dénoncent ces pratiques et l’accusent d’exercer de manière illégale la médecine. Ces derniers ont remis en cause les diplômes qu’elle présente.

Ainsi, le 16 juillet 2026, l’ordre national des médecins du Cameroun a annoncé avoir déposé des plaintes à son encontre. Dans une note à l’attention de la communauté médicale, le président de l’ordre des médecins du Cameroun, Dr Rodolphe Fonkoua indique avoir réagi suite à des signalements faisant état de pratique de médecine illégale. Par conséquent, le dossier a été transmis aux autorités compétentes.

L’ordre des médecins interpelle qu’aucun acte médical ou médico esthétique invasif ne peut être pratiquée que par des professionnels légalement habilités et régulièrement inscrits au tableau de l’ordre. Il précise avoir transmis ce dossier aux autorités compétentes désormais, chargées de conduire les enquêtes nécessaires afin de vérifier les faits et d’établir les responsabilités.

Le même jour, le ministère de la santé publique du Cameroun a publié un communiqué où il dit avoir été informé de la multiplication sur les réseaux sociaux et dans certains espaces privés d’activités de promotion et d’injection de produits présentés sous l’appellation « body filler » et rappelle que ces pratiques doivent être réalisées par des professionnels de la santé dûment qualifiés dans des structures sanitaires autorisées.

Awa Traoré stagiaire

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