Ce lundi 03 août 2026, Ouagadougou a accueilli la cérémonie d’ouverture du camp national droits humains. Placée sous le thème « Droits humains à l’ère du numérique : prévenir la désinformation, les discours de haine et les violences basées sur le genre en ligne », l’initiative est portée par le centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA).
Le Centre d’information et de formation en matière de droits humains en Afrique (CIFDHA) lance le camp national droits humains 2026 en collaboration avec le changement social Benin (CSB), le Centre de conseil et d’appui pour les jeunes en matière de droits humains (CODAP) et le centre de documentation et de formation sur les droits de l’homme (CDFDH).
Durant 05 jours, 25 jeunes, tous issus du milieu associatif et venant de 12 régions du Burkina Faso seront outillés en droits humains et lutte contre la désinformation.
Dès sa prise de parole, le président du CIFDHA, Ali Kagambega, a remercié les institutions partenaires et les OSC qui accompagnent l’activité. Pour lui, cette formation permettra de renforcer les capacités des jeunes défenseurs des droits humains pour qu’ils puissent utiliser de façon éthique les réseaux sociaux. Car dit-t-il, « Ce sont les jeunes formés, outillés et en réseau, j’insiste qui constituent le rempart le plus solide contre la désinformation et la haine en ligne ».

Le commandant de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité (BCLCC), à travers son représentant, commandant Napougba Julien Legma, a salué cette initiative qui fait écho avec les réalités auxquelles, la brigade est quotidiennement confrontée. « Au cours de l’année 2025, 866 cas de plaintes sur les violences en ligne ont été enregistré. Des chiffres qui cachent souvent, des réalités bouleversantes Ue telle initiative mérite notre soutien », a-t-il déclaré.
Allant dans le même sens que son prédécesseur, le président du conseil supérieur de la communication, représenté par Dre Myriam Sanou, a affirmé qu’une initiative comme celle du CIFDHA qui mise sur l’éducation aux médias et à l’information de la jeunesse rencontre pleinement l’adhésion du CSC car « la régulation institutionnelle aussi vigilante soit-elle ne peut à elle seule, endiguer un phénomène qui se joue désormais, à l’échelle des smartphones », a-t-elle insisté.

« Nous remercions le CIFDHA pour son engagement et réaffirmons notre disponibilité à accompagner les initiatives comme celles-là qui œuvrent en complémentarité avec l’action de l’état », c’est sur ces mots du ministre de la justice, prononcé par son représentant Marcel Zongo que le camp national droits humain a été officiellement lancé.

De leur côté, les participants à l’image de Fatimata Yaogo, étudiante en droit entendent sensibiliser leur communauté au respect des droits humains a l’ère du numérique.
En rappel, le camp national droits humains est à sa 3e édition et s’inscrit dans le cadre d’une initiative sous régionale pour le renforcement de l’engagement des jeunes en matière de droits humains. En 2024, c’était le Togo, le Benin en 2025 et en 2026, c’est au tour du Burkina Faso.
Latyfah Sawadogo stagiaire



