Rosalie Ayoro : de la sociologie à la coiffure, un choix guidé par la passion

Partie des bancs de l’université Joseph Ki-Zerbo où elle étudiait la sociologie, Rosalie Ayoro a finalement, choisi de se consacrer à une passion qui l’accompagne depuis l’enfance : la coiffure et la décoration événementielle. Installée à Boromo, elle développe aujourd’hui, ses activités entre création, formation et prestations pour des cérémonies et évènements.

À Boromo, le parcours de Rosalie Ayoro commence bien avant l’ouverture de son activité professionnelle. Dès son enfance, elle se passionne pour la coiffure. Elle apprend notamment en observant sa tante lors des préparatifs de cérémonies et se forme progressivement à différentes techniques, des tresses traditionnelles à la confection de perruques.

Après l’obtention de son baccalauréat, elle entreprend des études en sociologie à l’université. Mais des problèmes de santé, associés à son envie de développer son activité, l’amènent à interrompre son parcours universitaire. « Depuis mon enfance, je suis passionnée de la coiffure », confie-t-elle.

Loin de considérer cette réorientation comme un abandon, Rosalie Ayoro y voit plutôt une occasion de donner une place professionnelle à une passion longtemps cultivée.
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De la coiffure à la décoration événementielle

Au fil des années, la coiffure s’accompagne d’une autre activité : la décoration événementielle. Elle découvre cet univers auprès d’un oncle et décide d’approfondir ses connaissances dans le domaine.

Aujourd’hui, ses prestations couvrent plusieurs services, notamment la coiffure des mariées, la décoration de cérémonies et l’aménagement de stands. Elle assure également des formations pratiques pour transmettre son savoir-faire.

Dans cette aventure professionnelle, elle peut compter sur le soutien de son époux. Tous deux travaillent régulièrement ensemble sur les prestations, au point d’être surnommés par leur entourage le « couple décorateur ».

 « En tant que femme, avoir quelqu’un qui te soutient et t’accompagne dans ton travail, c’est l’essentiel », confie madame Ayoro

Leur collaboration les conduit à intervenir aussi bien à Boromo qu’à Ouagadougou, notamment à l’occasion de certains événements et rendez-vous culturels tels que le SITHO et le SIAO.

La qualité avant le gain

Dans un secteur où la concurrence est importante, Rosalie Ayoro dit accorder une place particulière à la qualité du travail réalisé. « Je ne regarde pas l’argent. Mon objectif, c’est que ce soit bien fait et joli », explique-t-elle.

Cette exigence lui permet, selon elle, de gagner progressivement la confiance de nouveaux clients. Depuis 2023, elle reçoit davantage de sollicitations, aussi bien de particuliers que de structures. Elle a particulièrement,  participé à la décoration de stands lors de la Semaine nationale de la culture (SNC) à Bobo-Dioulasso.

Pour l’entrepreneure, le travail réalisé constitue sa première publicité. Les recommandations de clients et le bouche-à-oreille contribuent ainsi à faire connaître son activité.

« Il faut bien apprendre le métier avant de se lancer »

Forte de son expérience, Rosalie Ayoro encourage les jeunes, particulièrement les jeunes filles, à se former avant de se lancer dans l’entrepreneuriat. « Il faut bien apprendre le métier avant de se lancer. Si tu maîtrises la chose, tu ne peux pas manquer de marché », affirme-t-elle.

Elle les invite également, à ne pas se décourager face aux difficultés. La réussite repose sur la maîtrise du métier, la persévérance et surtout l’amour du travail.

Désormais, installée à Boromo, elle poursuit son chemin en misant sur la formation, la créativité et la qualité de ses réalisations et honore les marchés dans la capitale.

Fadima Cissé stagiaire

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