Il faut nécessairement trouver un équilibre entre l’acquisition des savoirs théoriques sanctionnés par les diplômes et l’expérience professionnelle pratique, c’est ce que suggère Fabienne Gouba Batiébo, étudiante burkinabè résidant au Canada.
Fabienne Gouba Batiébo aujourd’hui, PhD a fait ses études primaires jusqu’au DEA avec pour seule expérience professionnelle deux mois de stage effectués, la même année au Trésor Public et à la Banque internationale du Burkina Faso (BIB). Sur sa page facebook, elle explique les difficultés rencontrés dans son parcours et propose par la même occasion, quelques pistes de solutions pour pallier certaines insuffisances.
« Lorsque j’ai immigré au Canada, j’ai été surprise de voir des camarades qui accumulaient plusieurs années d’expérience professionnelle dans leurs domaines respectifs, en plus de poursuivre leurs études. J’avoue que c’était nouveau pour moi qui venait d’un pays où on se consacrait d’abord aux études et une fois le diplôme en main, on débutait alors sa carrière professionnelle », clarifie-t-elle.
Selon Fabienne Gouba, il faut revoir le système éducatif afin d’encourager l’expérience professionnelle au même titre que le diplôme parce qu’à se dire la vérité, un employeur qui est face à deux candidats à niveaux égaux d’éducation préfèrera embaucher celui avec le plus d’expérience professionnelle.

Fabienne fait savoir que dans un de ses discours, le Capitaine Ibrahim Traoré était revenu sur la prépondérance de l’enseignement général.
« Or, ce dont, on aurait le plus besoin, c’est d’accorder plus d’intérêt à l’enseignement technique et professionnel. Si je ne me trompe pas, une des initiatives présidentielles portant sur l’éducation sera axée sur cet aspect », se souvient-elle.
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Suite à cette analyse, Fabienne Gouba estime qu’il faut également accompagner les entreprises et les différentes structures et institutions pour qu’elles puissent pleinement s’approprier cette main d’œuvre potentielle qui n’attend que cela pour étoffer un peu plus, son curriculum vitae (CV). Elle parle ici, des opportunités qui pourraient être offertes aux étudiants, en vue de renforcer leurs capacités.
« Parallèlement à cet accompagnement, il faudrait encourager l’entreprenariat, rappeler aux jeunes diplômés qu’il n’y a pas de sots métiers et surtout, souligner que la principale source de revenu peut n’avoir aucun lien avec nos diplômes », précise-t-elle.
Pour elle, le plus important, c’est de subvenir à ses besoins ainsi qu’à ceux de sa famille avec intégrité et dignité.
Françoise Tougry/Queenmafa.net









