Droit : Me Dongmo Tabontsa, première femme avocate déficiente visuelle d’Afrique centrale

À seulement 26 ans, Me Dongmo Tabontsa Nidelle Jara, originaire de la Menoua, entre dans l’histoire en devenant la première femme avocate déficiente visuelle d’Afrique centrale.



Étudiante en Master de droit pénal à l’Université Catholique d’Afrique Centrale, elle a prêté serment le 20 septembre 2024 après avoir réussi le concours d’avocature, sous le regard de son parrain, Me Jacques Mbuny, avocat au barreau du Cameroun.

Déficiente visuelle depuis sa naissance, elle n’a jamais laissé son handicap freiner son ambition et son excellence.

Diplômé de Licence en Droit International, Licence professionnelle en Droit des Affaires et des Entreprises, Brevet de Technicien Supérieur (BTS) en Droit des Affaires et des Entreprises, elle démontre que sa déficience visuelle n’est en rien un frein à son excellence.

Ses études ont commencé au Centre des Jeunes Aveugles de Dschang, où elle a appris le braille. Cependant, à Yaoundé, elle a dû faire face à des défis liés au manque de professeurs spécialisés, à l’absence d’outils adaptés et aux difficultés pour obtenir une évaluation juste lors des examens. Malgré cela, elle a persévéré et s’est imposée comme un exemple de réussite académique et professionnelle.

Aujourd’hui avocate stagiaire au Barreau du Cameroun, Me Dongmo Tabontsa Nidelle Jara entend faire de son métier un levier pour l’inclusion et la justice sociale. Elle est déterminée à ouvrir la voie aux personnes vivant avec un handicap, en montrant que les obstacles peuvent être surmontés avec courage, travail et détermination.

En tant que femme aveugle dans un milieu encore peu inclusif, elle devient un modèle pour les jeunes Camerounais, en particulier ceux vivant avec un handicap.

Me Dongmo Tabontsa démontre que l’inclusion sociale et professionnelle n’est pas un rêve inaccessible.

Son parcours est également le fruit d’un combat familial. Son père, Philippe Dongmo, est un acteur majeur dans la défense des personnes vivant avec un handicap. Fondateur de APASH-CAM (Association des parents et amis solidaires des personnes handicapées du Cameroun), il accompagne depuis plusieurs années les enfants déficients visuels, sourds-muets, autistes ou à mobilité réduite, en partenariat avec le ministère des Affaires sociales, de la Santé publique et de l’éducation.



Source : Komiazi.com

Dernières nouvelles

ARTICLES SIMILAIRES