Au cours d’un entretien réalisé par la RTB, le ministre de l’Enseignement de Base, de l’Alphabétisation et de la Promotion des langues nationales a donné des éclaircissements concernant l’instauration du mois artistique et culturel.
D’entrée de jeu, il faut noter que l’arrêté conjoint n°2025- 0070/MEBAPLN/MESFPT portant fixation du calendrier scolaire 2025-2026, fixe la fin de l’année scolaire 2025-2026 au préscolaire et au primaire au 15 juillet 2026. Par conséquent, le mois artistique et culturel est en réalité, une activité à l’intérieur du calendrier scolaire et non un prolongement de celui-ci.
Cette réforme sonne comme une réponse à la demande du chef de l’Etat de mener une guerre culturelle. « Cette guerre culturelle, l’école aussi se doit de participer à former les citoyens de demain. Il s’agit donc de permettre aux enfants de mieux développer leur esprit créatif, aux enfants de mieux se découvrir, de développer l’esprit patriotique des enfants », a déclaré Jacques Sosthène Dingara.
Ainsi, plusieurs activités, notamment, civiques, patriotiques, de valorisation culturelle et de promotion des savoirs endogènes ont été programmées à cet effet.
« Je voudrais dire que le mois artistique et culturel a été conçu comme un cadre d’apprentissage complémentaire à ce que les enfants apprennent intellectuellement à l’école. On aura donc des activités artistiques, artisanales pour permettre aux enfants de développer leur esprit créatif, des activités communautaires, citoyennes et environnementales pour permettre aux enfants de mieux connaître aussi l’environnement », a ajouté, monsieur le ministre.
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Prévu du 15 juin au 15 juillet 2026, la phase pilote du mois artistique et culturel se déroulera dans des établissements des régions du Kadiogo et du Guiriko et sera l’occasion de tirer les leçons dans l’objectif de les étendre aux autres régions les années à venir.
Invite est faite à tous les acteurs, à savoir les parents d’élèves, les enseignants, les encadreurs et personnes ressources, afin de s’approprier cette réforme.
« Le mois artistique et culturel, c’est une responsabilité collective des communautés locales et de communautés éducatives autour donc de l’école », a-t-il mentionné.


