Période de chaleur intense : Voici comment veiller sur les personnes les plus vulnérables à la déshydratation

Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et le Centre pour le Contrôle et la Prévention des maladies (CDC), certaines catégories de personnes présentent un risque significativement plus élevé de déshydratation en période de chaleur. En raison des conséquences liées à cette forte canicule, nous sommes allées à la rencontre de Danielle Bouda, nutritionniste professionnelle, afin de recueillir des conseils pour mieux traverser cette étape.

 Les nourrissons et jeunes enfants (0-5 ans)

Leur corps contient proportionnellement plus d’eau que celui des adultes (environ 75 % de leur poids corporel). Mais, leurs mécanismes de régulation thermique sont immatures. Ils ne peuvent pas exprimer leur soif et dépendent entièrement des adultes pour leur hydratation. L’UNICEF rapporte que la diarrhée — souvent aggravée par la chaleur et la déshydratation — est la deuxième cause de mortalité des enfants de moins de 5 ans dans le monde.

 Les personnes âgées (60 ans et plus)

Avec l’âge, la sensation de soif s’atténue. Les reins deviennent moins efficaces pour concentrer l’urine et retenir l’eau. De plus, de nombreux médicaments courants (diurétiques, antihypertenseurs) aggravent les pertes hydriques.

 Les femmes enceintes et allaitantes

Leurs besoins en eau sont accrus (environ 300 ml supplémentaires par jour selon l’OMS pour les femmes allaitantes).

La déshydratation pendant la grossesse peut provoquer des contractions prématurées et réduire le volume de liquide amniotique.

 Les travailleurs en plein air

Agriculteurs, ouvriers du BTP, vendeurs ambulants, tous ceux qui travaillent sous le soleil burkinabè perdent une grande quantité d’eau et d’électrolytes par la transpiration.

Le CDC estime que la transpiration intense peut faire perdre jusqu’à 1 litre d’eau par heure dans des conditions de chaleur extrême.

Les personnes malades

Les patients souffrant de diabète, d’insuffisance rénale, de diarrhée ou de fièvre sont particulièrement à risque. La fièvre seule augmente les besoins hydriques de 10 à 15 % pour chaque degré Celsius supplémentaire de température corporelle (CDC, 2023).

 

Alice Théodose Ouédraogo (Stagiaire)  /Queenmafa.net

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