À l’issue de la formation sur l’hémorragie après accouchement (hémorragie du post-partum), organisée du 2 au 3 juillet 2026 à Ouagadougou par la Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB), en partenariat avec le Réseau des parlementaires en santé, population et développement, la députée Marie-Angèle Tiendrébéogo Kalenzaga, présidente de la Commission du genre, de la santé, de l’action sociale et humanitaire de l’Assemblée législative du peuple (ALP), a réaffirmé l’engagement des parlementaires à accompagner les efforts visant à réduire la mortalité maternelle au Burkina Faso.
Interrogée au sortir de la formation, Marie-Angèle Tiendrébéogo Kalenzaga a salué l’initiative et affirme avoir suivi avec une attention particulière les différentes communications. Pour elle, la question des hémorragies post-partum interpelle toutes les femmes. « C‘est une question qui intéresse exclusivement la femme, la femme en âge de procréer, la femme qui veut donner la vie », a-t-elle souligné.
Selon elle, les hémorragies du post-partum constituent un problème qui ne date pas d’aujourd’hui. « Depuis notre enfance, nous entendons parler de ce problème, et aujourd’hui encore, il persiste », a-t-elle déploré. Cette formation a été l’occasion pour les parlementaires de mieux comprendre les causes de cette complication obstétricale ainsi que les actions mises en œuvre pour y faire face, parmi lesquelles figure, l’introduction de la carbétocine.
A cet effet, la députée a évoqué les échanges récents entre les élus et le ministre chargé de la santé à l’hémicycle concernant la disponibilité de la carbétocine thermostable. Une molécule de prévention et de traitement des hémorragies du post-partum. Ce dernier a affirmé que dans 150 jours, le médicament sera rendu disponible au Burkina Faso par la Centrale d’achat des médicaments essentielsls génériques (CAMEG).
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La présidente de la commission a, par ailleurs, assuré que les députés veilleront au respect de cet engagement en interpellant, si nécessaire, les autorités compétentes. « Nous saluons cette décision gouvernementale et je peux vous assurer que nous allons assurer le suivi de cette question. Nous allons faire le point, nous allons dénombrer les jours. Jusqu’au jour J, nous allons interpeller le ministre pour voir si réellement, le produit est disponible au Burkina ou pas », a-t-elle affirmé.
Au-delà de la disponibilité des médicaments, Marie-Angèle Tiendrébéogo Kalenzaga estime que la sensibilisation des femmes est de mise dans la lutte contre la mortalité maternelle. Car nombreuses sont celles qui ignorent encore les causes et les moyens de prévention de l’hémorragie du post-partum. « Lorsque tu es informé de quelque chose, tu peux très bien prendre à-bras-le corps, ce problème », a-t-elle dit.
La députée reconnaît que cette formation lui a permis, comme à plusieurs autres participants, d’approfondir leurs connaissances sur ce sujet d’urgence. Elle espère que les connaissances acquises contribueront à renforcer le plaidoyer et à accélérer les actions destinées à réduire les décès liés à l’hémorragie du post-partum au Burkina Faso.
Latyfah Sawadogo stagiaire


