L’hépatite C est une infection virale potentiellement mortelle qui affecte le foie. Elle provoque une maladie pouvant être aiguë (de courte durée) ou chronique (de longue durée), potentiellement mortelle. L’hépatite C se transmet par contact avec du sang infecté, présent sur des aiguilles ou seringues réutilisées, ou en raison d’actes médicaux non sécurisés comme des transfusions de produits sanguins qui n’ont pas fait l’objet d’un test de dépistage. La transmission par voie sexuelle est possible.
Les symptômes de L’hépatite C sont la fièvre, la fatigue, la perte d’appétit, la nausées, le vomissements, les douleurs abdominales, les urines foncées et coloration jaunâtre de la peau ou des yeux (ictère).
Il n’existe actuellement aucun vaccin contre l’hépatite C, mais la maladie peut être traitée par des antiviral. La détection et le traitement précoces peuvent éviter de graves atteintes hépatiques et améliorer la sante à long terme.
Les infections aiguës par le VHC sont habituellement asymptomatiques et ne conduisent pas la plupart du temps à une maladie potentiellement mortelle.
Chez environ 30 % des personnes infectées, le virus est spontanément éliminé dans les six mois qui suivent l ‘infection, sans aucun traitement.
Pour les 70 % restants, l’infection évoluera vers une forme chronique. Chez les malades chroniques, le risque de cirrhose est de 15 % à 30 % dans les 20 ans qui suivent l’infection.
La prévention de l’infection a VHC passe par la réduction des risques de contracter le VHC (prévention primaire). Il n’existe pas à ce jour de vaccin disponible contre l’hépatite C.
La prévention primaire repose sur la réduction du risque d’exposition au virus à l’échelle des populations
La réduction du risque de transmission du VHC Bien que la transmission du VHC par voie sexuelle ne soit pas la voie de transmission prépondérante, une promotion de l’utilisation régulière et correcte des préservatifs est une stratégie importante, notamment chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes (HSH) et les TS .
Le personnel soignant doit bénéficier d’une formation concernant les risques de contracter ou de transmettre des infections le virus par manipulation d’objets tranchants ou piquants et des déchets souillés en général.
Les usagers de drogues injectables /UDl) sont exposés au risque d’infection par le VHC, essentiellement à travers le partage de matériel d’injection. Le développement d’une maladie hépatique chez les sujets déjà infectés par le VHC (prévention secondaire/tertiaire). La prévention secondaire consiste au diagnostic précoce des personnes infectées par le VHC et leur prise en charge thérapeutique rapide. La prévention tertiaire inclut la prise en charge adéquate des personnes infectées par le VHC afin de réduire la morbi-mortalité.
L’existence des traitements anti-VHC appelés antiviraux à action directe (AAD), efficaces à plus de 90 %, a conduit au concept de traitement comme moyen de prévention de la transmission du VHC, par analogie à ce qui est fait dans le cadre de l’infection par le VIH.
Ainsi, un accès au traitement facilité, qui va permettre la guérison de l’infection VHC, réduit le nombre de personnes infectées et donc le nombre de personnes susceptibles de transmettre le virus.
Au Burkina Faso, faut-il le rappeler, les antiviraux contre le VHC sont gratuits.
Abdoulaye Ouedraogo


